Bing Dwen Dwen peut avoir la grosse tête. En visite au Centre de presse de Pékin 2022, la mascotte des Jeux olympiques d’hiver, qui se tiennent du 4 au 20 février dans la capitale chinoise, a du mal à passer l’encadrure des portes. Et pour cause : ce panda vêtu d’une combinaison hivernale est en rupture de stock dans toutes les boutiques officielles. Son succès est impressionnant, si bien que le Comité d’organisation a du s’expliquer lors d’un point presse : « Beaucoup de produits sous licences sont touchés, a reconnu Zhao Weidong, porte-parole du comité d’organisation de Pékin. Il y a eu aussi les fermetures d’usines en raison du nouvel an chinois« . Il a promis que de nouveaux Bing Dwen Dwen allaient arriver dans les rayons.
Il faut bien cela. L’agence Reuters a rapporté que certaines personnes ont patienté plusieurs heures, dehors, dans le froid, avant d’accéder à une boutique officielle et, enfin, pouvoir s’offrir la peluche tant désirée. Les magasins ont d’ailleurs rapidement limité la vente de la mascotte à un seul exemplaire par client. Du coup, c’est sur internet que ce sont rués les Chinois. Le site Tmall, plateforme e-commerce d’Alibaba, a écoulé plusieurs milliers d’exemplaires du panda en quelques minutes. Sur des sites de revente, des mascottes seraient déjà proposées à plus de 200 euros.
La demande est telle que sur Weibo, le Twitter chinois, le mot d’ordre « Un Dwen dans chaque famille » est devenu le quatrième sujet le plus commenté dans le pays. Certains réclament aussi la petite mascotte avec les lauriers d’or, un exemplaire unique remis aux seuls médaillés de ces Jeux. Selon le cabinet Shanxi Securities, les revenus liés au merchandising des Jeux olympiques de Pékin pourraient atteindre 2,5 milliards de yuans, soit plus de 350 millions d’euros pendant l’événement.
Bruno Fraioli
© SportBusiness.Club Février 2022