C’est à pleine foulée que Hyundai déploie sa stratégie dans le running. Le constructeur automobile accentue ses investissements dans la discipline et devient le nouveau partenaire mobilité du Schneider Electric Marathon de Paris succédant ainsi à BMW. L’accord avec Amaury Sport Organisation, en charge de l’événement jusqu’en 2026, porte sur trois éditions.
La marque sud-coréenne annonce aussi ce jeudi 21 janvier 2026 une association avec Laure Manaudou. L’ancienne nageuse, championne olympique, sera chargée d’incarner Hyundai dans l’univers du running. Elle sera le moteur d’un nouveau programme axé sur les primo partants du Marathon, comme l’explique Clémentine Antunes, directrice communication et marketing de Hyundai France.
Pourquoi Hyundai devient partenaire du marathon de Paris premier événement de course à pied en France ?
Clémentine Antunes : « L’année 2026 sera notre sixième de présence dans le running. S’associer au Marathon de Paris pour trois éditions symbolise une accélération de notre stratégie. Le Marathon c’est le défi de tous les runners. Nous avons mis en avant depuis plusieurs années notre ambition d’accompagner tous les coureurs, ceux qui débutent et ceux qui se confrontent à l’épreuve reine, le marathon ».
Etait-ce l’objectif suprême ?
C.A. : « En France, il s’agit de l’une des courses mythiques. En effet, nous pouvons dire que c’est le Graal. Cela conforte notre légitimité dans cet univers. Nous avons la reconnaissance des pratiquants partout en France. Hyundai est un partenaire majeur du running en France et devenir partenaire du Marathon de Paris vient matérialiser cela. Quand on regarde la feuille blanche à partir de laquelle nous sommes partis il y a six ans, on peut se dire que nous avons coché beaucoup de cases. C’est pas loin d’être la copie parfaite et rêvée ».
Pourquoi Hyundai n’opte pas pour le naming d’épreuve ?
C.A. : « Le naming n’est pas un pré requis. Parmi ses nombreux accords commerciaux dans le monde de running, Hyundai est sponsor titre de deux épreuves : à Porto et à Barcelone. Le naming a beaucoup de sens pour la notoriété. C’est dans cet esprit que Hyundai a été partenaire majeur de l’Olympique Lyonnais et était visible sur le maillot du club. Mais l’important aussi, c’est de travailler l’image et la préférence de marque et cela passe par les activations ».
Justement, vous annoncez une nouvelle ambassadrice ?
C.A. : « Oui ! Laure Manaudou nous rejoint et va incarner la stratégie running de Hyundai à travers un nouveau programme : “First Time Club”. Laure va même participer à son premier marathon à Paris comme plus de la moitié des partants. C’est une personnalité appréciée et qui n’a pas été surutilisée (sic) par les marques jusqu’ici ».
Va-t-elle aussi incarner Hyundai en publicité ?
C.A. : « Non. L’idée n’est pas d’utiliser l’image de Laure pour vendre des voitures. Nous ne voulons pas la mettre en scène. Il y a une notion d’authenticité dans ce partenariat. Elle va incarner les néo-participants au marathon. A travers le programme, elle sera accompagnée de créateurs de contenus qui eux aussi n’ont jamais couru de marathon ».
Pourquoi misez-vous beaucoup sur l’influence, les médias sociaux et le “brand content” ?
C.A. : « La communauté du running est très vaste et engagée. Nous avons un plan de communication très clair que ce soit sur les comptes de Hyundai mais aussi sur celui de Laure Manaudou, Stéphane Diagana, Claude Dartois et Amandine Petit ».
Avec l’arrivée du Marathon de Paris, restez-vous fidèles à vos autres engagements dans le running ?
C.A. : « Hyundai renouvelle toutes ses activations : La Road Map, Explore ton Allure, les podcasts avec Dans la tête d’un coureur, etc. La marque reste partenaire d’épreuves partout en Europe, au Portugal, en Espagne, en Croatie… L’objectif est de continuer à rappeler que le running est un sport accessible, connecté et en phase avec la nature. Tout comme l’est Hyundai ».
Le running permet de vendre plus de voitures ?
C.A. : « Les runners sont désormais davantage des acheteurs de véhicules électriques que le reste de la population française selon une étude que nous avons réalisée. Notre réseau de concessionnaires nous confirme que notre stratégie nationale et locale fonctionne. Nous ne cherchons pas seulement la notoriété, mais de la préférence de marque. Laure Manaudou va justement nous aider sur cet aspect ».
Le trail pourrait-il être un axe stratégique dans le futur ?
C.A. : « Nous observons. Il y a, à n’en pas douter, une tendance. Pour autant, en nombre de pratiquants cela reste très loin du running qui s’approche des 14 millions de personnes. Nous avons quelques opérations en local sur des courses de trail. C’est quelque chose à explorer à l’avenir ».
Entretien : Titouan Laurent
© SportBusiness.Club – Janvier 2026