5 février 2026

Temps de lecture : 2 min

A Milan, une cérémonie qui se démarquera de celle de Paris 2024

À Milan, la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver 2026 promet un spectacle éclaté et technique. Conçue par Marco Balich, elle a été pensée pour se distinguer de Paris 2024.

Il y aura un peu de bleu-blanc-rouge vendredi 6 février 2026 au Stade San Siro, à Milan (Italie), pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Wonder Balich Studio, en charge de la création et de la production du spectacle de 2h30, appartient au groupe Banijay, fondé par le Français Stéphane Courbit. Ce sera sans doute la seule touche tricolore. Le maître d’œuvre, Marco Balich, fort de seize cérémonies olympiques, entend se démarquer de Paris 2024.

L’Italien revendique d’ailleurs d’autres références, citant les cérémonies “magnifiquement réalisées” de Londres 2012 et d’Athènes 2004. À Milan, le directeur artistique a conçu un spectacle “consensuel” fondé sur le concept de “l’Harmonie”, choisi pour sa “résonance italienne et universelle”. Un terme d’origine grecque qui, selon lui, « signifie que des sons différents, ensemble, créent un meilleur son ».

La cérémonie ne veut toutefois pas céder à la nostalgie. Marco Balich souhaite proposer un “nouveau regard” sur l’Italie. L’enjeu technique majeur sera la décentralisation. Le spectacle se déploiera sur quatre sites : Milan, Cortina, Livigno et Bormio. Un défi créatif et logistique pour Olympic Broadcasting Services, chargé de restituer à l’antenne un récit fluide. Les athlètes défileront sur les quatre lieux, avec un rendu qui devra représenté une “équipe unique”, avançant au même rythme, avec un éclairage et une musique communs.

La vasque inspirée par Léonard de Vinci

Le spectacle mobilisera 1 200 volontaires, qui ont répété à huis clos dans une structure installée au pied du stade. Côté musique, Andrea Bocelli, Laura Pausini et Mariah Carey sont annoncés. La star américaine chantera en italien. Comme le veut la tradition, le nom de la personnalité chargée d’allumer la vasque reste secret. Celle-ci s’inspire des “nœuds géométriques” de Léonard de Vinci et symbolise un soleil rayonnant.

Conçue en aluminium issu de l’aéronautique, la vasque, composée de 1 440 pièces, se veut durable et interactive. « Petite au début, la structure va s’agrandir jusqu’à 4,5 mètres de diamètre, puis se rétracter pour dévoiler le feu sacré d’Olympie,» détaille Marco Balich. Elle sera double : une à Milan, sous l’Arc de la Paix, et une jumelle à Cortina. Synchronisées, les deux utiliseront un biogaz développé par Eni.

Un hommage particulier sera rendu à Giorgio Armani, récemment disparu. Le styliste a dessiné les tenues de l’équipe italienne via sa marque EA7. Sur le plan technique, Marco Balich revendique une approche plus analogique et humaine. Il écarte notamment la surenchère de LED au sol, préférant “se concentrer sur l’émotion” portée par les acteurs de la cérémonie. « Mon travail ressemble davantage à une équipe de football qu’à un joueur de tennis en solo,» confie-t-il. Un clin d’œil assumé, dans le temple du calcio italien.

Bruno Fraioli, envoyé spécial à Milan (Italie)
© SportBusiness.Club – Février 2026

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