8 février 2026

Temps de lecture : 3 min

Paris 2024 prend ses quartiers au Musée National du Sport

L’établissement basé dans les Alpes-Maritimes va proposer une exposition temporaire sur les Jeux de Paris 2024. Celle-ci va évoluer au fil des ans pour préparer les Jeux des Alpes 2030.

Aucune autre musique ne pouvait mieux faire replonger les visiteurs dans l’ambiance des Jeux de Paris 2024. Pour accueillir les visiteurs de la nouvelle exposition temporaire du Musée du Sport, à Nice (Alpes Maritimes) Parade, de Victor Le Masne, résonne, dès l’entrée. Baptisée Un été 2024, l’exposition, officiellement inaugurée mercredi 11 février 2026, perpétue l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 en mettant en avant les pièces phares de l’évènement. Nous l’avons déjà visitée.

Douze tableaux composaient la cérémonie d’ouverture : ils seront sept dans celle de l’exposition, de la grande parade sur la scène aux plus belles images des Jeux, en passant par le relais de la flamme, les tenues et objets uniques d’athlètes français et internationaux, les médailles remises aux athlètes, et évidemment les phryges, mascotte de l’événement.

En tout, le Musée national du Sport a récupéré 800 pièces. Toutefois, seules 200 d’entre elles sont exposées sur les 500 mètres carrés dédiés à l’exposition. Cela permettra de les faire tourner afin que l’exposition paraisse toujours inédite durant les quatre années de sa vie, jusqu’en 2030. De quoi permettre de faire le lien entre Paris et les Alpes françaises qui accueilleront les Jeux d’hiver.

LVMH, EDF et la Caisse d’Épargne partenaires

Lors de la candidature des Jeux de Paris 2024, un projet de musée olympique, installé dans la capitale, était bien prévu. Mais il n’a pas vu le jour faute de budget, a confié, à SportBusiness.Club, la directrice générale du Musée National du Sport Marie Grasse : « Le prix du mètre carré à Paris est très cher, donc ça ne s’est pas fait. » Sacrifié face au manque de budget et d’enthousiasme, le projet de musée parisien a été tué dans l’œuf.

À Nice, le budget de l’exposition Paris 2024 s’élève à 500 000 euros. Pour le financer, l’établissement a pu compter sur plusieurs partenaires institutionnels : CIO, CNOSF, CPSF, ministère des Sports, ville de Nice. Il y a aussi, comme aux Jeux, les partenaires. Ils sont trois et tous ont été partenaires de Paris 2024. LVMH a notamment fait don d’une malle sensée transporter les médailles et des tenues des remettants des médailles.

Le groupe de luxe a aussi confié au Musée du Sport la robe Dior portée par Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture. EDF devrait donner une réplique miniature de la vasque olympique. Le fournisseur d’énergie a également prévu des panneaux permettant d’expliquer la création de cette fausse flamme. Enfin, la Caisse d’Épargne a financé une maquette Belem le trois mâts utilisé pour ramener le feu olympique de Grèce, à Marseille

Ni Riner, ni Zeus

D’autres marques sont également présentes. Le Coq Sportif, qui avait été l’équipementier officiel de l’équipe de France bénéficie d’une grande visibilité via les tenues de plusieurs disciplines. Decathlon est présent grâce à celle des volontaires. Et Adidas est également très visible grâce au handball français que la marque aux trois bandes habille, et aux chaussures cédées par plusieurs sportifs.

Il y a aussi les grands absents, a-t-on remarqué. « Nous n’avons pas encore réussi à avoir le judogi de Teddy Riner, mais il était impossible de ne pas lui rendre hommage,», a expliqué Thomas Fanari, responsable du pôle développement au Musée National du Sport. C’est donc celui porté lors des championnats d’Europe de 2014, et donné par l’athlète à l’époque, qui est exposé.

Autre trou dans la collection du Musée : Léon Marchand. Les responsable du musée ont tout tenté même en passant par son sponsor, LVMH. Zeus également n’est pas là. Le cheval métallique qui a descendu la Seine le 26 juillet 2024 pour apporter le drapeau olympique viendra plus tard. « C’est la pièce la plus dure à avoir », avoue Marie Grasse. Mais la directrice en est persuadée. « On l’aura. » C’est aussi ça l’esprit olympique.

Killian Tanguy, correspondant à Nice (Alpes-Maritimes) 
© SportBusiness.Club – Février 2026

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