25 juin 2026

Temps de lecture : 3 min

Pennylane mise sur le Top 14 pour construire une “notoriété utile”

Interview. Le directeur marketing de l'entreprise de la fintech, Maxime Baumard, explique comme Pennylane compte gagner vite en notoriété auprès des entreprises.

Le Top 14 entre dans sa dernière ligne droite avec la finale ce samedi 27 juin 2026 à 21h00 au Stade de France à Saint-Denis. Et pour Pennylane aussi. Pour la première fois, l’entreprise française de la fintech donne son nom à la phase finale du championnat de France de rugby. Un choix offensif pour cette entreprise de cinq ans, encore peu connue du grand public, mais qui veut s’imposer sur le marché des logiciels de comptabilité et de gestion auprès d’une cible de professionnels.

L’enjeu dépasse le simple affichage du nom. À partir de 2026, la facturation électronique sera obligatoire : toutes les entreprises françaises devront s’équiper. Pennylane veut justement être identifiée avant ce basculement. Le rugby lui offre une vitrine nationale importante, régulière et surtout proche des dirigeants de TPE et PME. Maxime Baumard, directeur marketing, explique à SportBusiness.Club pourquoi la marque a choisi le Top 14 comme premier terrain de jeu.

Quelle stratégie vous a poussé à choisir le sport comme levier de communication ?

Maxime Baumard : « Il faut d’abord situer le contexte. Pennylane est une jeune entreprise de cinq ans qui évolue sur le marché des logiciels de comptabilité et de gestion. Nous sommes à l’aube d’un tournant majeur. En 2026, la réforme de la facturation électronique va obliger toutes les entreprises françaises à s’équiper d’un outil dédié. Pour nous, il s’agit d’un défi de visibilité colossal. Face à des concurrents historiques, nous avons un déficit de notoriété à combler. Mon objectif est de construire une notoriété utile. Je ne veux pas seulement que l’on connaisse notre nom, mais qu’on l’associe immédiatement aux concepts de comptabilité et de gestion. Pour y parvenir, nous couplons les médias traditionnels comme la télévision et la radio au marketing sportif. Celui-ci nous permet de valoriser la marque et de raconter une histoire plus innovante, sympa et décalée ».

Pourquoi avoir misé exclusivement sur le rugby et le Top 14 ?

M.B : « À court terme, nous nous concentrons uniquement sur le rugby, avec un engagement de trois ans. C’est un investissement lourd, tant financièrement qu’humainement : un tel partenariat nécessite un gros travail d’activation pour exister réellement. Ce qui nous a séduits avec la ligue nationale de rugby, c’est la récurrence. Le championnat se joue quasiment tous les week-ends, partout en France. C’est également un sport très prisé par les dirigeants d’entreprises, notre cœur de cible, et qui bénéficie d’audiences en forte croissance sur Canal+. Nous préférons faire les choses parfaitement dans le rugby avant d’envisager une éventuelle diversification avec d’autres disciplines ».

Avez-vous sollicité des conseils extérieurs sur cette stratégie de sponsoring sportif ?

M.B : « La réflexion initiale a été menée en interne. J’avais des convictions précises. Je ne voulais pas d’un sport dont l’image dépendrait des aléas des résultats sportifs comme la voile ou d’un événement trop ponctuel comme Roland-Garros. Je cherchais un dispositif national qui vive toute l’année. Nous avons ensuite sollicité l’agence Sportfive pour apporter de la rationalité à cette décision et nous mettre en relation avec la LNR. Pour la phase d’exécution et d’activation, nous collaborons avec l’agence SPK. Ils partagent notre ADN et nous aident à insuffler cette “patte décalée” indispensable pour faire vivre le partenariat ».

Pour une entreprise du secteur de la Fintech, on aurait pu imaginer un positionnement sur des sports comme la voile très prisée des cibles CSP+.

M.B : « La voile est un sport magnifique, mais elle comporte un risque : si le bateau coule ou abandonne, l’investissement s’évapore. Surtout, Pennylane a vocation à équiper toutes les entreprises de France, pas seulement les grands comptes des métropoles. Nous nous adressons aussi bien au coiffeur breton qu’à l’auto-école en Lozère. Le rugby possède une empreinte territoriale unique. Être présent dans des villes comme Colomiers ou Agen illustre parfaitement notre volonté d’incarner une proximité nationale auprès des 4 millions de TPE et PME françaises ».

Entretien : Titouan Laurent
© SportBusinessClub – Avril 2026

Maxime Baumard, directeur marketing Pennylane

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