Véritable terrain d’expérimentation technique, les Jeux de Paris 2024 ont mis en lumière de nombreuses innovations. Ce fut le cas, par exemple, avec le développement de réseaux 5G privés. Ils ont permis la captation d’images via des smartphones classiques embarqués sur les bateaux lors du défilé des athlètes pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. De quoi rendre fier Bruno Marie-Rose, alors directeur de la technologie du comité d’organisation.
Mais tous les projets ne sont pas allés à leur terme, pour différentes raisons. « Nous avions quelques freins, notamment administratifs, comme le fait de respecter scrupuleusement les critères de la commande publique, a confié Bruno Marie-Rose, fin février 2026, lors d’une réunion de start-up de la sportech au CNOSF. Cela peut prendre du temps. Du coup, il faut sans cesse anticiper ».
L’accréditation 2.0
Au-delà du temps, il y a aussi eu des freins techniques, comme pour ce relais de la flamme numérique, qui n’a pas pu voir le jour, ou simplement financiers. « Nous avions mis au point des dossards connectés pour les épreuves de descente en canoë-kayak, a raconté Bruno Marie-Rose. Ce système devait permettre de suivre les concurrents en temps réel sur le parcours. Mais le coût de réalisation était trop élevé ».
Et puis, il y a eu les freins humains. « Nous avions le projet de l’accréditation 2.0, a expliqué l’ancien recordman du monde d’athlétisme. Cette solution permettait de gérer 300 000 accréditations numériques en modifiant, par exemple, de manière automatique les accès aux différentes zones, sans être obligé de tout réimprimer. Mais nous avions oublié une chose : pour certains, l’affichage en gros des numéros des zones auxquelles ils ont droit, ce sont un peu leurs galons ».
© SportBusiness.Club – avril 2026