14 avril 2026

Temps de lecture : 1 min

Médias communautaires sportifs : la proximité paie

Portés par des audiences engagées, les médias communautaires sportifs structurent leur modèle. Leur croissance repose sur la proximité et des revenus hybrides.

Dans le sport aussi, les médias communautaires affichent un fort potentiel. « Notre ADN est d’être ultra francs et passionnés,» a indiqué Thomas Dufant, cofondateur de First Team, lors d’un colloque sur les médias organisé par Sporsora mardi 14 avril 2026. Lancé en 2016, ce média spécialisé sur le basket-ball et la NBA est présent sur plusieurs plateformes, dont Youtube. Selon lui, cette proximité éditoriale lui permettrait d’atteindre “plus de 100 millions de vues par an”, avec des pics à 12 000 personnes en direct, a-t-il précisé

Spécialiste du MMA, Alexandre Herbinet, fondateur du média Jab Life, partage ce constat. « Les gens s’attachent à des personnalités et à une authenticité,» a-t-il expliqué. L’ancien journaliste de RMC évoque aussi « une défiance envers les médias traditionnels chez les jeunes ». Sur son média, il revendique une liberté de ton : « Je peux être critique envers l’UFC, ce qui était plus difficile quand j’étais chez le diffuseur officiel ».

L’engagement au cœur

Toutefois, qu’en sera-t-il s’il acquiert un jour des droits de compétition pour son média ? Thomas Dufant, sous contrat avec la NBA, se montre serein : « Nous nous sommes construits sur l’après-match, sans images, ce qui a forgé une communauté indépendante des droits TV ». Les deux intervenants mettent en avant des audiences de niche, mais engagées, bâties sur une expertise et un lien direct avec les fans. « Notre force est d’avoir une communauté très engagée,» a insisté Alexandre Herbinet.

Sur le plan économique, ces médias reposent sur plusieurs leviers. First Team génère « environ un tiers de ses revenus via les plateformes,» tandis que « près de 70% proviennent du sponsoring ». Le média annonce nouer des partenariats dans la durée. De son côté, Jab Life, lancé avec le soutien du groupe Green Bull, n’est pas encore rentable. « Le modèle s’en approche plus vite que prévu,» a assuré Alexandre Herbinet, citant notamment Winamax et NordVPN.

© SportBusiness.Club – Avril 2026

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