Après le Tour de France, où la marque est présente depuis 2025 dans la caravane publicitaire, Panzani accélère dans le vélo en s’associant avec l’équipe professionnelle masculine française Groupama – FDJ United. Ce double dispositif, signé pour la saison 2026, permet de mêler visibilité grand public et légitimité terrain, dans un univers où la nutrition est centrale, explique Pauline Fayon, Directrice Equity & Média de Panzani.
Pour la marque patrimoniale tricolore, l’enjeu dépasse la notoriété. Largement installée dans le quotidien des Français, Panzani, qui livrera jusqu’à une tonne de pâtes à l’équipe cycliste cette année, cherche à travailler son image et à valoriser ses produits sous l’angle nutritionnel. Entre proximité avec les consommateurs, caution scientifique et ancrage local, le cyclisme devient un levier marketing structurant, comme l’explique la dirigeante à SportBusiness.Club.
Tour de France, équipe Groupama-FDJ United : pourquoi la marque Panzani a-t-elle choisi d’investir le monde du cyclisme ?
Pauline Fayon : « Parce que le cyclisme est avant tout un sport d’endurance extrême qui exige une nutrition très spécifique, domaine dans lequel les pâtes ont un rôle fondamental à jouer. Comme nous l’explique le nutritionniste de l’équipe Lucas Papillon, l’apport en glucides est crucial pour ces athlètes, et en tant que leader du marché, il nous a semblé naturel de mettre en avant les bénéfices nutritionnels de nos produits à travers ce sport. Si nous avons débuté par le Tour de France pour son aspect populaire et festif, nous avons rapidement souhaité aller plus loin en nous associant directement à une équipe pour fournir nos produits et concrétiser notre engagement dans la nutrition sportive ».
Panzani est pourtant une marque déjà extrêmement connue. Aviez-vous réellement besoin du Tour de France pour accroître votre notoriété ?
Pauline Fayon : « Vous avez raison, notre notoriété frôle les 100% en France. L’enjeu n’est donc pas de nous faire connaître, mais de renforcer notre proximité avec les Français. Historiquement, nous communiquions via la télévision ou le digital, mais le Tour de France nous permet d’aller physiquement à la rencontre de 10 millions de personnes chaque année, de façon plus authentique et qualitative. C’est aussi l’occasion de souligner notre ancrage français : nos usines sont en France et nous utilisons du blé 100% français. Le Tour de France est le support idéal pour expliquer ce savoir-faire et cette chaîne de valeur locale aux consommateurs ».
Quel premier bilan tirez-vous de votre présence dans la caravane publicitaire du Tour ?
Pauline Fayon : « Il est extrêmement positif et riche en émotions. Entendre la foule scander notre slogan “Des pâtes, oui mais des Panzani” au bord des routes procure des frissons et témoigne d’une influence incroyable. Au-delà de l’aspect festif, nous constatons un réel gain en termes d’image et d’appréciation de la marque. Pour 2026, nous reconduisons un dispositif similaire, tout en optimisant certains éléments pour marquer encore plus les esprits. Ce sera à partir des étapes françaises, dès le 6 juillet prochain ».
Concernant votre partenariat avec l’équipe Groupama-FDJ, s’agit-il tout d’une “vitrine technologique” pour vos produits ?
Pauline Fayon : « C’est effectivement une vitrine, mais aussi une véritable caution nutritionnelle. Bien que les pâtes soient présentes dans 80% des foyers français, le produit souffre parfois d’une image trop calorique. Ce partenariat démontre qu’elles s’intègrent parfaitement dans un régime alimentaire équilibré, même pour des sportifs de haut niveau. Il est important de rappeler que toutes nos pâtes sont classées Nutri-Score A, et que 75% de nos associations pâtes-sauces sont Nutri-Score A ou B. Collaborer avec une équipe professionnelle renforce cette crédibilité scientifique et nutritionnelle ».
Envisagez-vous d’aller plus loin, par exemple en inscrivant le nom Panzani sur le maillot des coureurs ?
Pauline Fayon : « C’est une possibilité pour l’avenir, mais pour l’instant, ce n’est pas une priorité car nous ne recherchons pas ce type de gain de notoriété ».
Les contrats pour ces deux partenariats arrivent à échéance à la fin de l’année. Quels seront vos critères pour décider d’une éventuelle reconduite ?
Pauline Fayon : « Nous allons d’abord vivre pleinement cette saison 2026, dont le point d’orgue sera le Tour de France en juillet. Les décisions se prendront en fin d’année, en nous basant sur les résultats de cette deuxième année avec le Tour et de cette première année avec la Groupama-FDJ. Nos critères principaux seront l’impact sur l’image de marque et l’évolution de la perception de Panzani par le public ».
Entretien : Bruno Fraioli
© SportBusiness.Club – Avril 2026