Mondial 2026. Les supporters internationaux tentés par le boycott ?
Entre hausse des coûts et recul de l’attractivité, la Coupe du monde 2026 pourrait voir sa fréquentation internationale sous pression.
Etude. Prix des billets, tarifs des transports, inflation du coût de l’hébergements, critique à l’égard de la politique internationale de Donald Trump… les supporters de football envisageant un déplacement aux Etats-Unis pour suivre les matchs de la Coupe du monde masculine 2026 déchantent. Selon une récente étude du site Upgraded Points, 37 % des fans interrogés déclarent être moins enclins à se déplacer en Amérique et 49% affirment que le choix de ce pays réduit leur enthousiasme global pour la compétition. Le prochain mondial, qui se tient aussi au Canada et au Mexique, fait changer le comportement des supporters internationaux.
Le facteur économique reste central. Le coût moyen pour assister à un match de phase de groupes aux États-Unis varie de 2 400 à 8 200 euros selon les villes hôtes, note le site américain spécialisé dans le tourisme qui a pris une fourchette haute. Boston, où joueront les Bleus, se distingue comme la destination la plus chère avec un budget total estimé à 8 200 euros pour un séjour de trois jours, incluant billet, transport, hébergement avec deux nuits et dépenses annexes. À l’inverse, Miami affiche un coût plus… accessible à 2 400 euros.
La billetterie constitue le principal poste de dépense du supporter. Sur le marché secondaire, les prix ont fortement progressé. À Boston et Philadelphie, le prix médian pour une place de catégorie 1 atteint 4 600 euros, contre environ 380 à 410 euros lors de la mise en vente initiale, soit une hausse supérieure à 1 000%. Dans d’autres villes les augmentations restent très significatives comme à Houston (+821%), Atlanta (+769 %) ou Dallas (+578 %), .
Les Français inquiets
L’hébergement suit la même tendance. À proximité des stades, les prix des locations de courte durée augmentent fortement pendant la compétition. À Boston, une nuitée passe en moyenne de 750 à 2 800 euros pour deux nuits, soit une hausse de 273%. Kansas City enregistre également une progression marquée (+264%), tandis que Philadelphie (+141%) et Dallas (+119%) dépassent largement les niveaux habituels.
Au-delà du coût, la perception du pays hôte pèse sur les intentions de déplacement. Selon l’étude, 74% des répondants indiquent que leur image des États-Unis comme destination touristique s’est dégradée au cours de l’année écoulée. Par ailleurs, 59% déclarent ne pas se sentir en sécurité pour assister à un événement sportif sur place, et 66% se disent plus hésitants en raison des politiques migratoires.
Les problèmes de visas sont préoccupants pour un tiers des répondants (33%) qui exprime une inquiétude forte liée aux contrôles aux frontières. Ainsi, dans plusieurs pays, le contexte politique devient le premier facteur de renoncement, devant le coût du voyage. Et c’est notamment le cas en France, où 37,3% des répondants citent cet élément comme principal frein.