18 mai 2026

Temps de lecture : 2 min

Les footballeuses françaises obtiennent leur convention collective

Après trois ans de négociations, joueuses et clubs ont trouvé un accord structurant pour le football féminin professionnel.

Footballeuses et clubs ont trouvé un accord sur une convention collective pour les joueuses professionnelles françaises. Le texte doit fixer un socle commun de protection sociale. Il met fin à trois ans de négociations entre l’UNFP, représentant les joueuses, et Foot Unis, côté clubs. Le dernier point de blocage portait sur le droit à l’image. Il prévoit le versement d’une redevance aux joueuses en échange de l’exploitation de leur image, ont indiqué à l’AFP David Terrier, président de l’UNFP, Victoriano Melero, président de Foot Unis, et Vincent Ponsot, responsable du football professionnel féminin au sein du syndicat des clubs.

L’accord couvre aussi plusieurs sujets sociaux structurants. Il concerne le pécule de fin de carrière, la durée horaire minimum des contrats fédéraux à mi-temps, le maintien du salaire en cas de blessure pendant 90 jours et l’encadrement des “lofts”. Cette pratique permet à certains clubs d’écarter des joueuses de l’entraînement collectif pour les pousser vers la sortie. Pour Victoriano Melero, également directeur général du PSG, il s’agit d’“un acte fondateur”, même si la convention “va être amenée à évoluer”. David Terrier estime, lui, que “des concessions ont été faites de part et d’autre”.

Contexte économique difficile

Cette signature marque une étape dans la structuration économique du football féminin français. La création de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP), le 1er juillet 2024, avait suscité l’espoir d’une avancée rapide. Les discussions s’étaient pourtant enlisées. En avril, les capitaines des équipes de première et deuxième divisions avaient dénoncé l’absence de convention collective, jugeant la situation “plus acceptable”. Jean-Michel Aulas, président de la LFFP, voit dans cet accord “un élément de légitimité supplémentaire pour notre ligue” et un signal aligné avec les ambitions de développement de l’instance.

Le compromis intervient dans un contexte financier tendu. Les sections féminines subissent les effets de la crise des clubs masculins, fragilisés par l’effondrement des droits TV. Dijon, sixième de Première Ligue, reste notamment dans l’incertitude. Le DFCO a prévenu que sa section féminine pourrait abandonner le professionnalisme sans repreneur. Cette convention doit donc servir de filet social, mais aussi d’outil de compétitivité. Si l’OL Lyonnes reste une référence européenne, les autres clubs français doivent accélérer leur structuration face au Barça, à Arsenal, Chelsea, au Bayern et aux clubs italiens. (Avec AFP)

© SportBusiness.Club – Mai 2026

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