Rappelé par Nike fin 2024, le PDG s’affaire depuis à enrayer la crise dans laquelle s’est enlisé l’équipementier américain. La Coupe du monde est la première occasion de montrer qu’il reste le numéro un incontesté du marché du sport. Par Quentin Coldefy. A lire ici
Nike veut faire de la Coupe du monde 2026 un marqueur de son retour offensif. Revenu aux commandes fin 2024, Elliott Hill assume une stratégie de reconquête après la crise traversée par l’équipementier américain. « La Coupe du monde est une énorme opportunité », explique le PDG de Nike à L’Équipe. L’enjeu dépasse les maillots et les crampons : il s’agit aussi de « se connecter culturellement avec les jeunes ». Hill rappelle l’ambition du groupe : « Nous ne sommes pas dans le foot pour participer, mais pour dominer ». Le football reste central pour Nike, car « c’est LE sport » en Europe, selon lui.
La marque entend s’appuyer sur ses sélections nationales, ses campagnes publicitaires et ses produits. Hill cite notamment la Mercurial lancée pour Ronaldo en 1998 : « s’il n’avait pas gagné le Mondial 2002 avec, ce serait juste une paire de crampons colorée ». Nike veut aussi parler lifestyle. « Le foot est du divertissement, il attire donc des gens aux intérêts variés », poursuit le dirigeant. Face à une concurrence accrue, il assume : « Tout le monde se bat pour gagner des parts de marché ». Sa priorité reste l’innovation : « Notre travail doit consister à innover en permanence ». Mbappé et Wembanyama sont, selon lui, « membres de la famille Nike ».