La Coupe du monde masculine 2026 devrait produire un effet économique réel, mais limité. C’est la conclusion d’une étude de Natixis CIB publiée le 22 mai 2026. Le tournoi, qui débute jeudi 11 juin, sera pourtant le plus vaste jamais organisé. Il réunira 48 équipes, 104 matchs et 16 villes hôtes au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Mais son impact sur le PIB des trois pays restera marginal. Les économistes anticipent surtout un soutien temporaire à la consommation, au tourisme et aux services, sans choc macroéconomique durable.
Au Mexique, l’effet sera positif, mais contenu. Le pays accueillera 13 matchs dans trois villes. Mexico (Mexique) recevra notamment le match d’ouverture à l’Estadio Azteca, tandis que Guadalajara (Mexique) et Monterrey (Mexique) organiseront chacune quatre rencontres. Natixis CIB estime que l’événement pourrait attirer 836 000 touristes, dont 280 000 étrangers. Mais une partie de ces flux pourrait se substituer au tourisme classique. Les investissements restent également limités, autour de 2,5 milliards de dollars (environ 2,17 milliards d’euros), grâce à des infrastructures sportives et hôtelières déjà existantes. L’effet sur le PIB mexicain est évalué entre 0,1 et 0,2 point en 2026.
Des retombées locales
Aux États-Unis, qui concentreront 78 matchs, les retombées seront d’abord locales. Les dépenses touristiques directes pourraient atteindre 6,4 milliards de dollars (environ 5,55 milliards d’euros). Elles bénéficieront à l’hôtellerie, à la restauration, aux transports, au divertissement et au commerce. Mais l’étude relève plusieurs limites. Les réservations hôtelières seraient inférieures aux attentes dans certaines villes. Le niveau des prix, notamment pour la finale, pourrait aussi freiner la demande. À l’échelle nationale, l’impact sur le PIB américain ne dépasserait pas 0,05 point. Le Mondial soutiendra donc certains marchés, sans infléchir la trajectoire de croissance.
En Europe, les effets seront encore plus diffus. La compétition pourra stimuler ponctuellement la fréquentation des bars, la restauration ou certains achats liés aux matchs. Mais Natixis CIB n’attend pas d’impact notable sur la confiance des ménages, même en cas de victoire. Dans cette étude sérieuse, la banque s’autorise aussi un pronostic sportif. Son modèle probabiliste, inspiré de Dixon-Coles, a simulé le tournoi 100 000 fois. Résultat : la France arrive en tête. Les Bleus sont désignés vainqueurs potentiels avec une probabilité de 26,2 %.
© SportBusiness.Club – Juin 2026