22 juin 2026

Temps de lecture : 2 min

Comment Paris 2024 a déplacé les lignes chez LVMH

Paris 2024 a poussé LVMH hors de ses codes traditionnels. Le groupe regarde désormais plus loin, de Los Angeles aux Alpes françaises.

Chez LVMH il y a clairement un avant et un après Paris 2024. Dernier Partenaire premium à signer avec le Comité d’organisation des Jeux, le groupe de luxe a longtemps hésité avant de franchir le pas. Et il n’y a eu aucune déception. L’entreprise de Bernard Arnault a découvert avec les Jeux un terrain sportif plus large que ses univers historiques. « Le luxe par tradition, c’est la voile, le golf et le jumping,» a rappelé Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe, lundi 23 juin 2026 lors d’une table ronde organisée par Viparis.

« La totalité ou presque des sports qui étaient pratiqués aux Jeux Olympiques nous était ignorée,» a-t-il poursuivi. Des découvertes qui ont eu un incidence sur l’après Jeux. Une fois la page Paris 2024 tournée, LVMH s’est rapidement ouvert de nouveaux territoires, de la Formule 1 au football, avec Antoine Arnault désormais impliqué dans le Paris FC. « Nous nous investissons dans des endroits où nous ne serions probablement jamais allés si les Jeux n’avaient pas été là,» a résumé le dirigeant.

Les Jeux ont aussi bousculé les méthodes internes de LVMH. L’ensemble de la société et de ses Maisons ont dû gérer un projet d’une ampleur comparable à restauration de Notre-Dame. « Nous n’étions pas habitués à nous lancer dans des schémas aussi grands », a reconnu Marc-Antoine Jamet. Le groupe a ainsi appris à négocier avec de nouveaux interlocuteurs comme le CIO, qualifié de “très durs”.

Une vénération pour Courchevel

Les maisons ont aussi changé d’échelle. Berluti, habitué aux tailles standats de la mode, a su concevoir des tenues allant du 3XS au 6XL. Chaumet s’est lancé dans la fabrication de médailles, avec un partenariat avec La Monnaie de Paris. La flamme a aussi traversé des lieux du groupe, augmentant la moviation des équipes. Les Jeux Paralympiques ont également pesé. « On s’est jetés à corps perdu dans la solidarité enfance et QPV,» a indiqué Marc-Antoine Jamet.

Quant à la suite, elle pourrait encore se conjuguer avec les anneaux. Pour Los Angeles 2028 (États-Unis), LVMH ne ferme pas la porte. « On ne vend ni voitures, ni mousse à raser, ni facilités de paiement,» a souligné le Secrétaire général du groupe, en référence au profil des partenaires mondiaux du CIO. « S’associer à nouveau à des Jeux, c’est une idée que je n’écarte pas : mais ce n’est pas moi qui prendrai la décision,» a-t-il lancé. Le dossier des Alpes 2030 serait plus naturel. Le dirigeant a rappelé la “vénération totale” du groupe pour Courchevel (Savoie), site olympique dans 4 ans. « On sème nos petits cailloux blancs,» a conclu Marc-Antoine Jamet.

© SportBusiness.Club – Juin 2026

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