Dans le métro new-yorkais, un écran d’affichage annonce la France favorite pour remporter la Coupe du Monde 2026, avec 19% de chances de l’emporter selon Polymarket. En réalité, c’est surtout la plateforme américaine qui a la cote. Ce site de marchés prédictifs connaît une croissance XXL. Aux États-Unis, ses utilisateurs peuvent miser sur presque tout : la météo, des résultats politiques et, plus classiquement, le vainqueur du Mondial.
Polymarket n’est pas partenaire de la FIFA. La société ne reprend donc aucun élément directement identifiable du tournoi dans sa communication. Elle utilise seulement les drapeaux des sélections qualifiées. Plus de 3 milliards de dollars de transactions (2,8 milliards d’euros) auraient déjà été enregistrés autour de la Coupe du Monde, selon le site officiel de la plateforme jeudi 25 juin 2026. Ce montant ne correspond pas à des revenus, mais à l’ensemble des achats et reventes réalisés par les utilisateurs depuis l’ouverture du marché en juillet 2025.
Un nouvel acteur du sponsoring
Au-delà de la simple prédiction du champion du monde, les utilisateurs peuvent aussi miser sur des scénarios plus improbables. Parmi eux : une éventuelle “abduction extraterrestre” pendant Brésil/Écosse, une possible affiche États-Unis/Iran, ou encore les larmes de Cristiano Ronaldo. Qualifiée de “sulfureuse”, notamment pour des paris proposés autour de la guerre au Moyen-Orient, la plateforme est interdite en France depuis le 29 novembre 2024, après l’intervention de l’Autorité nationale des jeux (ANJ).
D’autres prédictions entrent davantage dans les codes du sport. Elles portent sur un but marqué par un gardien, une équipe terminant le tournoi sans inscrire le moindre but, la présence de Donald Trump à la finale ou la victoire d’une nation n’ayant jamais remporté la Coupe du Monde. Ces derniers mois, Polymarket a avancé ses pions dans le sport. La marque a multiplié les accords commerciaux pour gagner en visibilité, notamment avec la MLS (Major League Soccer) aux États-Unis, la Serie A en Italie et la Lazio Rome. Heureusement, le club transalpin ne dispute pas la Coupe du Monde : ses matchs auraient été interdits de diffusion en France en raison de la présence de la marque sur les maillots.
© SportBusiness.Club – Juin 2026