23 août 2026

Temps de lecture : 2 min

A Paris, l’Esports World Cup a rempli ses arênes

La Coupe du Monde Esport a achevé sa première édition parisienne avec une forte fréquentation. Le tournoi confirme l’attrait mondial de certaines communautés de jeu.

Après sept semaines de compétition, la troisième édition de l’Esports World Cup (EWC) s’est achevée dimanche 23 août 2026 avec une finale de Counter-Strike disputée dans une Accor Arena comble. Au Grand Palais, Mohammed ben Salmane, prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, premier financeur de l’événement, a assisté à la cérémonie de clôture aux côtés d’Emmanuel Macron, le Président de la République. Pour sa première édition organisée à Paris, le tournoi mondial a franchi la barre des 175 000 entrées. Un niveau deux fois supérieur à celui des deux premières éditions, disputées à Riyad (Arabie saoudite) en 2024 et 2025, se réjouit Mohammad Al Nimer.

Le directeur commercial de l’Esports World Cup Foundation, organisatrice de l’événement, confirme l’attractivité de certains jeux et de leurs communautés. League of Legends a rempli l’arène principale, qui comptait plus de 7 000 places, avec la Karmine Corp au programme. Les dernières journées de Counter-Strike ont également affiché complet, tout comme la compétition Fortnite, organisée dans une enceinte plus réduite. « Le jeu en lui-même vend, » explique-t-il. Les finales ont ainsi trouvé leur public avant même l’identification des clubs qualifiés.

Si la présence des équipes françaises a soutenu la demande, la fréquentation a aussi reposé sur un public international. « Environ 40 % de nos billets sont vendus à des étrangers, » affirme Mohammad Al Nimer. Il a vu des supporters du club saoudien Team Falcons animer les abords de l’arène. De nombreux fans de l’équipe chinoise AG.AL, vainqueure de la Coupe du Monde, se sont faits remarquer lors du tournoi de Honor of Kings.

Allianz, partenaire de dernière minute

L’EWC a connu un succès populaire, mais l’événement n’a pas équilibré son budget. « On ne gagne pas d’argent, reconnaît Mohammad Al Nimer. Même si la billetterie et le merchandising ont néanmoins bien alimenté les recettes. » Les maillots de clubs ont été les produits les plus vendus: plusieurs références ont été épuisées. L’Esports World Cup avait renforcé son dispositif commercial avec une collection lifestyle et un service de personnalisation sur place.

Le tournoi a aussi séduit de nouveaux partenaires, comme Allianz, qui a rejoint l’événement tardivement, aux côtés de Hilton, Sony et Lenovo. « Il y a un intérêt grandissant des grandes marques internationales non endémiques qui voient l’industrie se structurer et se développer très vite, » estime Mohammad Al Nimer. Les opérations d’hospitalité, dans un espace VIP haut de gamme installé au milieu des arènes, ont permis de faire découvrir l’événement à de futurs partenaires potentiels.

Cette étape parisienne restera exceptionnelle à court terme. L’Esports World Cup doit maintenant revenir à Riyad (Arabie saoudite) en 2027. Paris pourrait de nouveau accueillir le tournoi, sans échéance définie, où la nouvelle coupe des nations. Pour Mohammad Al Nimer, l’investissement saoudien dépasse la logique d’image : « Ce n’est pas un levier de communication, c’est un levier de développement économique,» affirme-t-il. L’e-sport figure au cœur de la stratégie nationale du royaume dans le gaming.

© SportBusiness.Club – Août 2026

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