La Ligue Butagaz Énergie (LBE) reprend samedi 29 août 2026 avec un format revu. Après une première phase, les 12 clubs, désormais, se retrouveront dans un tournoi final les quatre premières équipes du classement et un match final pour le titre. « On souhaitait redonner une nouvelle dynamique au championnat,» explique Nodjialem Myaro, présidente de la Ligue Féminine de Handball (LFH). Outre les quatre premiers, les quatre équipes du milieu de tableau et les quatre dernières se retrouveront aussi dans un Final 4 de classement ou play-down. « Cela recréera de l’événement et remettra du suspense,» assure l’ancienne internationale
La dirigeante veut maintenir l’intérêt jusqu’au terme de la saison. « Cela permettra de continuer à parler de nous, de faire parler du championnat tout au long de la saison car l’histoire ne sera pas écrite,» indique la dirigeante. Cette formule, vue et travaillée avec les clubs, doit aussi donner de nouveaux récits aux équipes engagées dans la course au titre, à l’Europe ou au maintien. Nodjialem Myaro espère, à terme, dégager de nouveaux actifs commerciaux pour les marques. « Il y a sans doute quelque chose à créer [pour] amener aussi de potentiels partenaires,» indique-t-elle.
Des clubs mieux structurés
La réduction du nombre de clubs, de 14 à 12, répond également à un impératif financier. « La LBE doit être stable économiquement parlant,» souligne Nodjialem Myaro. Elle estime que l’élite est aujourd’hui structurée, tandis que la deuxième division restait le point de fragilité du système. Treize clubs sont déjà assurés d’évoluer en D2, avec la perspective d’un championnat à 14 équipes. « Il y a eu un recadrage qui a été fait pour que les clubs se structurent au mieux,» estime-t-elle.
La présidente relève une progression des budgets, malgré la hausse parallèle des salaires et des charges. « Les clubs sont financièrement plus stables et mieux structurés,» se réjouit-elle en ajoutant appeller toutefois au renforcement de la reconnaissance du hand féminin, fort de deux Coupes européennes*, et à diversifier ses recettes. « Les modèles économiques dans le handball féminin sont très diversifiés, donc il faut un mixte de public et de privé,» observe Nodjialem Myaro. Butagaz reste partenaire titre de la compétition jusqu’en 2029, tandis que la Ligue poursuit sa recherche de nouveaux sponsors.
© SportBusiness.Club – Août 2026
(*) Metz Handball en Ligue des Champions (CA), et JDA Bourgogne Dijon Handball en Ligue européenne (C2).