C’est désormais jusqu’en 2028 que sont liées la MAIF et la Fédération française de volley (FF Volley). Jeudi 3 septembre 2026, l’assureur mutualiste a prolongé un engagement débuté en 2018. « Nous poursuivons parce que l’histoire que nous écrivons avec cette Fédération depuis dix ans est tout simplement exceptionnelle,» assure Yves Pellicier, président-directeur général de la MAIF. L’accord s’inscrit dans la nouvelle démarche de responsabilité environnementale engagée par l’entreprise avec ses fédérations partenaires : une clause d’éco-conditionnalité, désormais intégrée aux contrats de l’assureur.
Le principe est incitatif. Concrètement, la FF Volley peut obtenir un bonus compris entre 10 % et 15 % de l’enveloppe financière du partenariat si elle respecte des objectifs définis conjointement. « Le budget alloué à l’éco-conditionnalité prend la forme d’un bonus financier, explique Yves Pellicier. S’ils ne sont pas atteints, le bonus n’est pas versé, mais cela ne remet pas en cause le partenariat de fond. » La MAIF entend ainsi éviter une logique de sanction.
Pour la fédération, qui compte 245 000 licenciés, cette clause l’a poussée à mieux structurer sa démarche environnementale, jugée nécessaire par son président, Éric Tanguy. Un collaborateur a été recruté pour réaliser le bilan carbone et suivre les données. « C’est un travail colossal si l’on souhaite le faire avec rigueur,» indique le président de la FF Volley. La fédération entend s’appuyer sur ce diagnostic, attendu mi-septembre, pour fixer de nouveaux objectifs. Elle a déjà modernisé son siège de 1 600 mètres carrés, avec à la clé une consommation électrique réduite.
Optimiser les déplacements des équipes
Toutefois, cette démarche est plus complexe sur certains volets, comme les déplacements. « Notre principal défi, sur lequel nous avons beaucoup de mal à agir pour le moment, concerne les déplacements en avion,» reconnaît Éric Tanguy. Les compétitions se tenant dans le monde entier, les alternatives sont très limitées. La fédération agit en revanche sur les compétitions nationales, en harmonisant les poules de championnat selon des secteurs territoriaux. Ce travail a permis de réduire de 20 % les distances parcourues par les clubs grâce à des algorithmes optimisant les trajets, les distances et l’accès aux transports collectifs.
La stratégie répond aussi à une contrainte opérationnelle croissante face au dérèglement climatique. La FF Volley a ainsi dû installer une climatisation temporaire à Orléans (Loiret) pour maintenir une étape de Ligue des nations menacée par des températures caniculaires. Les finales des championnats de France U18 de beach-volley ont, elles, été annulées dans un département placé en vigilance rouge. « Les vagues de chaleur dans les gymnases représentent un vrai danger pour la santé des joueurs et le bon déroulement de nos activités,» estime Éric Tanguy.
Le premier bilan est jugé positif par la MAIF, qui accompagne dix fédérations, principalement olympiques. « La Fédération de volley a d’ores et déjà coché toutes les cases,» assure Yves Pellicier. Les niveaux de maturité et les volets concernés diffèrent toutefois selon les disciplines. Le triathlon, plus exposé aux conditions extérieures, ne fait pas face aux mêmes enjeux que les sports en salle. La MAIF espère désormais que ce modèle inspirera d’autres annonceurs : « À l’avenir, je pense que ces pratiques seront tellement intégrées que l’on ne parlera même plus de “bonus”, mais simplement de normes de performance globale ».
© SportBusiness.Club – Septembre 2026
Les fédérations de MAIF en contrat d’éco-conditionnalité
- Fédération Française d’Athlétisme
- Fédération Française de Basket-Ball
- Fédération Française de volley
- Fédération Française de course d’orientation
- Fédération Française d’aviron
- Fédération Française de triathlon
- Union Nationale du port Scolaire
- Fédération Française du Sport Universitaire