19 septembre 2026

Temps de lecture : 1 min

Basket-Ball. La Boulangère Wonderligue pèse 35 millions d’euros

Une étude du CDES mesure l’empreinte économique du championnat professionnel féminin et met en lumière le poids des clubs, des spectateurs et des partenaires.

Le championnat de France élite de basket-ball féminin, La Boulangère Wonderligue, génère un poids économique de 35 millions d’euros, selon une étude réalisée par le CDES de Limoges et présentée samedi 19 septembre 2026, à la veille du “Match des Championnes”, disputé à Roland-Garros, à Paris, et qui ouvre la saison. L’essentiel, soit un peu plus de 30 millions d’euros (86%), provient des dépenses engagées par les clubs pour leur fonctionnement. Les dépenses des spectateurs les jours de match représentent 4,8 millions d’euros, soit 14% du total.

En moyenne, chaque club génère ainsi 2,9 millions d’euros d’activité économique. Ancrées dans des villes moyennes, ces structures constituent des acteurs locaux importants. Le budget moyen s’élève à 2,54 millions d’euros. Les partenariats concentrent près de la moitié des recettes (48%), devant les subventions publiques, dont la part recule de trois points en une saison. La billetterie représente 11 % des revenus : la saison 2025/2026 a enregistré 308 000 spectateurs, avec un taux de remplissage de 72%.

Un potentiel de développement

Le CDES a estimé le panier moyen de chaque spectateur à un peu plus de 25 euros. La restauration dans les salles constitue le premier poste de dépenses. Avec les transports et le merchandising, ces trois postes concentrent 60% du panier. Par ailleurs, La Boulangère Wonderligue représente près de 290 emplois équivalents temps plein, directement dans les clubs, chez leurs prestataires ou grâce à l’activité générée localement.

Ces chiffres confirment la progression économique du sport féminin professionnel en France. Le CDES identifie toutefois plusieurs relais de croissance encore peu exploités par les clubs, notamment autour de l’expérience spectateur. Ainsi, six spectateurs sur dix rentrent directement chez eux après les rencontres. Le développement d’offres avec les restaurants, commerces ou partenaires locaux apparaît donc comme un levier pour accroître les revenus des clubs.

© SportBusiness.Club – Septembre 2026

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