Les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026 s’ouvrent samedi 31 octobre au Sénégal. Il s’agit du premier événement olympique organisé sur le continent africain. Jusqu’au 13 novembre, 2 665 athlètes âgés de 14 à 17 ans participeront à 153 épreuves dans 25 sports. Les compétitions seront réparties sur huit sites situés à Dakar, Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de la capitale, et Saly, sur la côte. Une cérémonie d’ouverture doit lancer officiellement cette quatrième édition samedi soir à Diamniadio.
Athlétisme, lutte de plage, skateboard, basket-ball, rugby à sept, breaking, cyclisme, escrime ou encore aviron de mer figurent au programme. Le Sénégal engage 136 athlètes. Plus de 6 000 volontaires sénégalais sont également mobilisés pour l’organisation. Pour le Comité international olympique (CIO), ces JOJ doivent permettre de mettre en avant la culture du pays et la place croissante de l’Afrique dans le mouvement olympique. « Nous accueillons des gens de partout dans le monde qui avaient peut-être une idée très différente de l’Afrique », a déclaré jeudi la présidente du CIO, Kirsty Coventry.
Avec 69 athlètes, la délégation française est la deuxième plus importante, derrière celle du Sénégal qui en compte 136. Les 40 filles et 29 garçons tricolores sont engagés dans 22 des 25 sports au programme. Elsa Lepinay, sélectionnée en baseball5, et Raphaël de Boussac, sélectionné en aviron de mer, deux nouvelles disciplines, sont les porte-drapeaux de la France. A Buenos Aires (Argentine), en 2018, lors de la précédente édition des JOJ, la délégation française avait décroché 27 médailles, dont cinq en or.
Les Russes de retour sous leurs couleurs
Ces JOJ de Dakar 2026 interviennent toutefois dans un contexte économique difficile pour le Sénégal. Le pays est confronté à un niveau élevé d’endettement et à une crise sociale. Si les Jeux sont visibles dans les trois villes hôtes, l’événement reste éloigné des préoccupations d’une partie de la population. Le gouvernement sénégalais veut néanmoins utiliser cette première olympique en Afrique pour renforcer la place du pays sur la scène sportive internationale. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô estime que Dakar deviendra, pendant les Jeux, “la capitale de la jeunesse africaine”.
Dakar 2026 marque également le retour d’athlètes russes sous leurs couleurs nationales dans une compétition olympique. Fini la bannière neutre : le CIO a levé en juillet dernier la suspension du Comité olympique russe. Selon ce dernier, 13 sportifs russes doivent participer aux JOJ, notamment en cyclisme, judo, équitation, natation, skateboard, gymnastique, taekwondo, wushu et escrime. Ils pourront concourir avec leur drapeau et leur hymne lorsque les fédérations internationales concernées l’autorisent.
Ce retour constitue une évolution depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022. Depuis cette date, les sportifs russes avaient été exclus de nombreuses compétitions ou contraints de participer sous statut neutre. Les JOJ de Dakar seront donc la première compétition olympique depuis quatre ans où certains d’entre eux pourront de nouveau représenter officiellement leur pays. Les modalités restent toutefois différentes selon les disciplines et les décisions de leurs fédérations internationales.
Au-delà de la compétition, Dakar 2026 constitue un test pour les ambitions olympiques du continent. L’Afrique n’a encore jamais accueilli les Jeux olympiques d’été ou d’hiver. L’Afrique du Sud a récemment désigné Durban comme ville privilégiée dans le cadre d’une candidature aux Jeux de 2036 ou 2040. Après avoir organisé en 2010 la première Coupe du monde de football disputée en Afrique, le pays pourrait désormais chercher à ouvrir une nouvelle étape pour les grands événements sportifs internationaux sur le continent. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Octobre 2026