Un nouvel appel d’offres concernant les droits TV de la Ligue 1 doit être lancé à l’automne, sous réserve de validation par les instances de la Ligue de Football Professionnel (LFP). La nouveauté résiderait dans un lot unique et exclusif. Le schéma envisagé par LFP Media prévoit soit l’exclusivité de la diffusion du championnat, soit celle de la distribution de Ligue 1+. En Italie, le prochain cycle pourrait suivre une logique inverse.
De l’autre côté des Alpes, l’Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM) a invité la Lega Calcio Serie A à revoir sa copie. Dans une décision publiée le 5 octobre 2026, le régulateur italien a approuvé les lignes directrices couvrant cinq saisons, de 2029/2030 à 2033/2034. Mais il estime que l’attribution de droits exclusifs sur plus de trois saisons ne favorise pas un environnement suffisamment concurrentiel.
Pour des contrats de cinq ans, l’AGCM recommande ainsi des lots permettant à plusieurs opérateurs de diffuser une part importante des mêmes rencontres. L’objectif est de créer des offres concurrentes, plutôt que complémentaires, et de stimuler la compétition sur les prix, la qualité et l’innovation. Le régulateur avance aussi un argument économique pour la Ligue. Une fragmentation plus importante des droits pourrait attirer davantage d’acheteurs et augmenter les recettes générées chaque saison. Une hypothèse qui bouscule la logique de rareté sur laquelle repose traditionnellement la valeur des droits sportifs.
Deux stratégies opposées
La Lega Serie A conserve toutefois plusieurs options. Ses lignes directrices prévoient notamment de proposer au moins 80% des matchs en direct dans l’offre initiale et de constituer des lots équilibrés en nombre et en attractivité des rencontres. En cas d’échec de l’attribution, la ligue italienne pourrait également exploiter sa propre chaîne payante, directement auprès du public ou via des distributeurs. L’AGCM souhaite toutefois davantage de précisions sur les conditions de cette solution. Aucun diffuseur ni montant n’est encore annoncé.
En France, LFP Media privilégie donc une logique différente : l’exclusivité de la diffusion de la Ligue 1 ou de la distribution de Ligue 1+. En Italie, le régulateur pousse au contraire vers davantage de co-exclusivité et de concurrence entre offres. Deux stratégies opposées, mais un même objectif : mieux valoriser les droits audiovisuels du football, qui restent une ressource essentielle pour les clubs.
© SportBusiness.Club – Octobre 2026