Etude. De retour ce dimanche 8 mars 2026 avec le GP d’Australie, la Formule 1 représenterait un impact environnemental annuel d’ environ 1,04 million de tonnes de CO₂e. Ce volume est près de six fois supérieur aux 168 720 tonnes de CO₂e déclarées seulement par l’organisation du championnat dans son reporting 2025 selon une étude de l’entreprise de comptabilité carbone Greenly.
Cet écart réside dans la non prise en compte des émissions indirectes. Au-delà de la logistique, des déplacements des équipes et des installations, les déplacements des 6,15 millions de spectateurs annuels constitueraient à eux seuls près des deux tiers de l’impact, soit 655 600 tonnes de CO₂e. S’y ajoutent l’hébergement, la restauration, le merchandising et la diffusion audiovisuelle, indique l’étude.
Au total, Greenly estime que ces activités annexes représentent plus de 875 000 tonnes de CO₂e supplémentaires autour des 24 Grands Prix de la saison. L’entreprise souligne que ces facteurs devront être intégrés pour atteindre l’objectif de neutralité carbone fixé par la discipline à l’horizon 2030.
© SportBusiness.Club – Mars 2026
Chiffres clés du bilan carbone de la Formule 1
- 1,04 million de tonnes de CO₂e : estimation de l’empreinte carbone annuelle d’une saison complète.
- 168 720 tonnes de CO₂e : émissions opérationnelles déclarées par la Formule 1 dans son reporting officiel.
- ×6 : l’empreinte totale estimée serait six fois supérieure au périmètre officiel.
- 24 Grands Prix analysés dans la saison.
- 7 030 tonnes de CO₂e en moyenne par Grand Prix pour les opérations directes.
Répartition des émissions opérationnelles
- Logistique du matériel : 37 %
- Déplacements équipes et personnel : 36 %
- Usines et installations : 14 %
- Opérations sur les circuits : 13 %
- Monoplaces en piste : < 1 %
Émissions indirectes autour des Grands Prix
- Déplacements spectateurs : 655 600 tCO₂e
- Hébergement : 122 326 tCO₂e
- Restauration : 49 201 tCO₂e
- Merchandising : 20 049 tCO₂e
- TV et streaming : 28 081 tCO₂e
- Consommations sur site : 509 tCO₂e