13 janvier 2026

Temps de lecture : 2 min

Sport féminin : la MGEN s’inquiète du décrochage des jeunes filles

Très engagée sur le sport féminin, la MGEN s’appuie sur une étude récente pour alerter sur le recul de la pratique chez les adolescentes et renforcer ses actions de terrain.

Très investi autour de la pratique sportive féminine, MGEN s’inquiète du « décrochage » des jeunes filles. Selon une étude réalisée par Kantar et présentée mardi 13 janvier 2026, parmi les adolescentes qui arrêtent le sport, un peu moins de la moitié d’entre elles (45,2%) ne le font pas par désintérêt, mais pour d’autres raisons. « Nous sommes convaincus que le sport est un vecteur essentiel de santé », rappelle Clotilde Truffaut, déléguée nationale MGEN. Pour la mutuelle, cette engagement est cohérent car 65% des adhérents sont des femmes.

« Dès l’adolescence, on observe un recul de la pratique qui pénalise les femmes toute leur vie », souligne Clotilde Truffaut, évoquant des impacts sur la santé, la sociabilité et la confiance en soi. Pour Mathias Savignac, président de MGEN, le sport féminin constitue un levier central d’égalité : « Il est crucial de créer des rôles modèles et de montrer que la performance n’est pas l’apanage des hommes. »

Partenariats avec des ligues féminines

Depuis un an et demi, la MGEN a renforcé cet engagement à travers des partenariats avec des ligues féminines et près de 40 actions locales. « L’image ne suffit pas. Nous agissons sur les territoires pour faciliter l’accès des jeunes filles à la pratique », insiste Mathias Savignac. Une démarche qui relève autant de la prévention que de la mission sociale : « L’espérance de vie augmente, mais pas l’espérance de vie en bonne santé », rappelle Clotilde Truffaut.

La mutuelle revendique une approche de long terme. « Ce n’est pas qu’une stratégie marketing. Nos actions doivent être alignées avec les valeurs que nous portons depuis 80 ans », affirme Mathias Savignac. L’étude sera diffusée dans les clubs partenaires afin de nourrir le débat local. « C’est une politique des petits pas », conclut Clotilde Truffaut, qui souhaite déjà aller plus loin, notamment sur la prise en compte de la physiologie féminine dans la performance sportive.

© SportBusiness.Club – Janvier 2026

Les freins des adolescentes pour la pratique sportive :

  1. La non prise en compte des spécificités du corps féminin
    • 63% : puberté et des changements physiques
    • 55% : règles
  2. Un milieu qui met les jeunes filles sous pression
    • 55% : insécurité dans les lieux sportifs
    • 49% : tenues sportives inconfortables ou sexualisées
    • 53% : un sport “réservé aux garçons”
  3. Une pratique peu accessible pour les filles
    • 57% : ne pas avoir une salle ou un terrain à proximité
    • 57% : un emploi du temps mal adapté
  4. Une culture de la compétition fortement dissuasive

(*) Etude réalisée par Kantar pour MGEN. Partie quantitative, auprès de 507 jeunes filles de France métropolitaine réalisée du 21 septembre au 5 octobre 2025. Partie qualitative menée sous la forme de huit focus groupes de six jeunes filles et un focus groupe de six jeunes garçons réalisée du 20 au 27 octobre 2025. Répartition par âge : 13-16 ans /17-20 ans.

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