13 janvier 2026

Temps de lecture : 2 min

Le rugby professionnel français pèse 1,33 milliard d’euros

Avec 1,33 milliard d’euros de retombées économiques, des revenus majoritairement privés et une croissance continue malgré les crises, le Top 14 s’est mué en véritable produit premium du sport business européen rapporte une étude du CDES.

Etudes. Le rugby professionnel français confirme sa transformation en industrie du sport. Selon une étude publiée par le CDES (Centre pour le droit et d’économie du sport) pour la Ligue nationale de rugby (LNR), l’écosystème du Top 14 et de la Pro D2 génère 1,33 milliard d’euros d’activité économique sur la saison 2024-2025, soit une progression de 38 % en six ans à périmètre comparable. Un niveau qui place le rugby français parmi les ligues professionnelles les plus structurées d’Europe hors football.

Au cœur du système, la LNR joue un rôle centralisateur, relève le CDES ce mardi 13 janvier 2026. Son modèle économique repose majoritairement sur des ressources privées, avec les droits de diffusion télévisée comme principal moteur. Le Top 14 et la Pro D2 constituent aujourd’hui des contenus premium pour les diffuseurs, identifiés comme des produits d’appel majeurs dans les stratégies d’abonnement.

Côté clubs, la logique est similaire. Près de 46 % des revenus proviennent des partenariats et de l’hospitalité, loin devant les subventions publiques, qui ne représentent qu’environ 2 % des ressources. Cette dépendance aux recettes privées et à l’attractivité du jour de match expose les structures à une forte volatilité. Par ailleurs, la masse salariale, poste dominant des dépenses, reste rigide et limite la capacité des clubs à ajuster rapidement leurs coûts, accentuant leur vulnérabilité face aux chocs externes, comme les crises sanitaires ou les fluctuations du marché du sponsoring.

Activations et emplois

Avec 5,3 millions de spectateurs accueillis sur la saison, le rugby professionnel s’appuie sur une fréquentation comparable à celle de certains grands acteurs du spectacle vivant. Dans 16 départements, il constitue même la première offre de divertissement payant, tous secteurs confondus, souligne l’étude. Cette affluence alimente une économie périphérique significative, avec 203 millions d’euros de dépenses hors stade (transport, hébergement, restauration), auxquelles s’ajoutent les investissements des médias, partenaires et prestataires.

Le rugby professionnel soutient 5 133 emplois, en hausse de 26 % depuis 2019. Il s’agit majoritairement d’emplois non délocalisables, liés à l’événementiel, à l’exploitation des enceintes et aux fonctions sportives et administratives des clubs. Sur le plan des infrastructures, la LNR et les clubs ont engagé 1,1 milliard d’euros d’investissements en quinze ans, financés à 60 % par des capitaux privés. En matière de finances publiques, l’étude met en avant un ratio favorable : 45,7 millions d’euros de soutiens publics pour 193,8 millions d’euros de contributions fiscales et sociales, soit un rapport de 1 à 4, indique le CDES.

© SportBusiness.Club – Janvier 2026

Allez plus loin avec Sport Business Club

Abonnement à Sport Business Club

Inscription à la newsletter

Le Goupe INfluencia