17 juin 2026

Temps de lecture : 2 min

Mondial 2026. A New-York, la Ministre des Sports mobilise une “équipe de France de l’économie”

Interview. Présente aux États-Unis à l’occasion de la Coupe du Monde masculine de football 2026, Marina Ferrari veut mobiliser la filière sport française à l’international.

Au Consulat général de France de New York (Etats-Unis), sur la prestigieuse 5e Avenue, Business France a profité du début de la Coupe du Monde de football 2026 pour réunir acteurs français et américains du sport business, sous la bienveillance de Marina Ferrari, la ministre des Sports, venue spécialement encourager l’équipe de France. Celle-ci a profité de ce rendez-vous pour défendre la méthode collective, celle d’une équipe de France aussi, mais de l’économie du sport, associant pouvoirs publics, diplomatie, et également Business France et Atout France.

Dans un marché américain jugé difficile d’accès pour les entreprises françaises, l’objectif est d’ouvrir des portes aux sociétés tricolores. Start-up, PME, TPE et grands groupes veulent capitaliser sur le savoir-faire acquis durant les Jeux de Paris 2024. La séquence est favorable avec l’accueil, ici, de la Coupe du Monde 2026, puis des Jeux de Los Angeles 2028 et ceux d’hiver de Salt Lake City 2034. La France, elle, prépare ceux de 2030 dans les Alpes.

Quelle est l’utilité de ce rendez-vous ?

Marina Ferrari : « L’idée de ces rencontres internationales est de mobiliser une véritable “Équipe de France” de l’économie. Le marché américain, bien que colossal, est difficile d’accès sans une connaissance fine des investisseurs locaux. C’est pourquoi les pouvoirs publics interviennent de manière coordonnée, regroupant la représentation diplomatique, Business France et Atout France. »

Cela fonctionne ?  

M.F. : « Cette approche collective permet d’embarquer des start-ups, des PME, des TPE et de grands groupes innovants pour conquérir des marchés étrangers. L’expérience montre que cette méthode fonctionne : accompagner les entreprises lors de voyages ministériels facilite grandement leur accès à des décideurs qu’elles auraient du mal à solliciter seules. »

Dans ce contexte, quelle place occupe la Coupe du Monde de football aux Etats-Unis ?

M.F. : « Nous traversons actuellement une période charnière pour l’économie du sport, marquée par l’organisation successive de très grands événements internationaux en France et aux États-Unis. Si les États-Unis accueille la Coupe du Monde de football, les Jeux de 2028 (Los Angeles) et ceux de Salt Lake City en 2034, la France suit une dynamique similaire. Outre les championnats d’Europe et du monde dans diverses disciplines comme la natation, le hockey ou le cyclisme, la France se prépare pour les Jeux d’hiver dans les Alpes ».

Il y a donc des ponts à trouver entre la France et les Etats-Unis sur ces sujets ?

M.F. : « Cette séquence offre une opportunité unique d’enrichissement mutuel par la coopération économique. La filière sport française, qui a fêté ses dix ans récemment, capitalise désormais sur le savoir-faire acquis lors de Paris 2024 pour permettre à nos entreprises de s’exporter davantage. Au-delà de l’aspect purement sportif, l’enjeu est double : stimuler l’économie et renforcer le lien social ».

Lors de votre discours vous avez insisté sur les Jeux d’hiver Alpes 2030. Pourquoi ?

M.F. : « L’annonce des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes est stratégique, même lors d’un déplacement aux États-Unis. L’objectif est de définir le nouveau visage de la montagne face au réchauffement climatique. La France s’engage sur des projets d’infrastructure ambitieux, tels que la liaison ferroviaire Lyon-Turin pour réduire le trafic routier, ou l’amélioration de la desserte du Briançonnais via des “ascenseurs valléens” afin de limiter l’usage de la voiture individuelle. Un engagement fort a été pris pour 2030 : aucun prélèvement supplémentaire en eau ne sera effectué pour la production de neige de culture nécessaire aux épreuves. Cette expertise en gestion durable des ressources pourrait d’ailleurs faire l’objet de partages avec les organisateurs de Salt Lake City. Il s’agit de prouver que l’organisation de tels jeux reste possible et responsable malgré les défis climatiques ».

De notre envoyé spécial à New-York
© SportBusiness.Club – Juin 2026

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