17 février 2026

Temps de lecture : 1 min

Mark Adams, la voix olympique

Porte parole du CIO depuis 17 ans, Mark Adams orchestre les points presse et incarne la vision de l'olympisme. Entre diplomatie, maîtrise du récit et gestion de crise, l’ancien journaliste prépare son départ prévu en juin prochain.

Mark Adams (Comité Internationbal Olympique)

Thank You, Mark”. Dans les conférences de presse du Comité international olympique, la question d’un journaliste débute souvent par ce remerciement. Mark, c’est Mark Adams, le porte-parole officiel de l’instance olympique mondiale. Sur le podium, c’est lui qui distribue la parole et incarne la voix du CIO, dont il est directeur de la communication depuis 17 ans. « Il y a une règle simple : il faut toujours dire la vérité et ne jamais mentir, explique d’entrée le Britannique, désormais naturalisé suisse. Mais on ne pourra pas toujours tout dire. Mon rôle est de trouver la meilleure version de la vérité ».

Arrivé sous la présidence de Thomas Bach, il a poursuivi avec sa successeure, Kirsty Coventry, élue en avril 2025. Selon lui, malgré le changement de Boss, la relation avec la présidence n’a pas évolué. « Je peux joindre la présidente directement à tout moment, indique-t-il. Je suis présent à toutes les réunions de la commission exécutive et en veille en permanence, 24 heures sur 24 ». Aucun souci : pour lui, car « ce travail n’est pas un job ».

Journaliste, toujours

Mark Adams reconnaît exercer une fonction proche de celle d’un diplomate, un registre travaillé lors de son passage au Forum économique mondial de Davos. « Je dois toujours avoir un temps d’avance afin d’avoir une réponse. Compte tenu de l’actualité, je prévois les questions susceptibles d’être posées lors du point quotidien. » Ex-journaliste à la BBC, il en a conservé l’esprit et les réflexes. « La télévision me manque un peu. J’ai gardé une proximité avec certains journalistes, même ceux qui posent les questions les plus dures,» poursuit-il.

Ancien d’Euronews, Mark Adams, qui a appris le français à Lyon (Rhône), confie veiller aux mots employés : « Certaines réponses fonctionnent dans toutes les langues,» observe-t-il, avant de préciser : « J’ai aussi mes propres opinions, mais je ne suis pas au podium pour les exprimer ». En juin prochain, il passera la main pour consacrer davantage de temps à l’ancienne ferme où il vit, à quelques kilomètres de Lausanne (Suisse) et du siège du CIO. Il pourra se consacrer à l’une de ses passions : brasser sa propre bière.

Bruno Fraioli, envoyé spécial à Milan (Italie)
© SportBusiness.club – Février 2026

Allez plus loin avec Sport Business Club

Abonnement à Sport Business Club

Inscription à la newsletter

Le Goupe INfluencia