Une étude britannique a mesuré l’ampleur de l’exposition commerciale de produits alimentaires jugés malsains lors des retransmissions des matchs de la Coupe du monde de football.
Etudes. Un rapport signé par les universités britanniques de Bristol et d’Oxford a recensé plus de 93 000 apparitions de marques associées à de l’alimentation jugée malsaine, à l’alcool, aux paris sportifs ou jeux d’argent ou aux cryptomonnaies pendant les matchs de la Coupe du monde masculine de football 2026 retransmis sur les chaînes de Grande-Bretagne. Selon le communiqué publiée dimanche 21 septembre 2026, ces marques ont été visibles durant 39,3 heures, soit près d’un quart des 172,6 heures de jeu analysées.
Les produits alimentaires et boissons représentent 70,4% des occurrences, avec 65 722 apparitions. Quatre marques concentrent à elles seules 65% des logos comptabilisés : Coca-Cola, McDonald’s, Powerade et Lay’s. Elles sont toutes partenaires officiels de la Fifa. Les chercheurs ont également relevé 9 360 apparitions liées aux marchés prédictifs, 9 266 à l’alcool, 6 429 aux jeux d’argent et 2 632 aux cryptomonnaies. Au Royaume-Uni, l’exposition cumulée est estimée à 267 milliards d’impressions sur 53 retransmissions.
L’étude complète porte uniquement sur les publicités visibles dans les images des rencontres, notamment les panneaux autour des terrains, et non sur les écrans publicitaires diffusés pendant les coupures. Les auteurs soulignent que le même flux international a été distribué dans plus de 220 territoires, y compris dans certains pays où la publicité pour l’alcool ou les jeux est restreinte. Ils appellent la FIFA à adapter ses dispositifs commerciaux grâce aux technologies de remplacement virtuel des panneaux selon les marchés.