Le fan de sport français devient multisports… et féminin
Le fan français suit en moyenne près de trois sports et plus de cinq compétitions, dans un contexte d’intérêt en hausse et de féminisation progressive des audiences, toujours dominées par le football et le rugby.
Etudes. En France, le profil du fan de sport évolue. Aujourd’hui, il suit en moyenne 2,9 disciplines, dont 1,3 en tant que réel passionné, rapporte une étude réalisée par l’agence Two Circles. Le fan français s’intéresse à plus de cinq compétitions différentes, mais place en tête la Coupe du monde masculine de football et Roland-Garros, en tennis. Toutefois, il est bien moins fidèle qu’avant : plus sollicité, l’attention se fragmente, comme ailleurs dans les médias.
En 2025, près de huit Français sur dix (79%) ont déclaré être autant ou plus intéressés par le sport qu’en 2024. Cette dynamique bénéficie d’abord aux disciplines historiques : 90% des fans de rugby à XV, 85% de cyclisme et 83% des amateurs de tennis indiquent que leur intérêt pour la discipline est stable ou en hausse. Le football demeure le socle central. Les sports mécaniques progressent également, avec 82% de fans déclarant un engagement au moins équivalent à 2024.
De plus en plus de femmes
Dans cet environnement éclaté, les ligues nationales restent structurantes. La Ligue 1 et le Top 14 dominent les préférences. Les clubs à forte identité concentrent les fans les plus engagés. Le Stade Toulousain affiche 59% de supporters considérés comme passionnés précise l’étude. Le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille figurent également parmi les références en matière d’intensité d’attachement dans le football.
L’étude met aussi en évidence un resserrement de l’écart entre hommes et femmes. Si 80% des hommes se déclarent intéressés par le sport, cette part n’est que de 64% chez les femmes. Malgré tout, une certaine dynamique est portée par les jeunes générations. Parmi les femmes de 16 à 34 ans, 57% se disent au moins très intéressées, contre moins de 20% chez les plus de 65 ans.
Au total, l’étude confirme une intensification de l’intérêt pour le sport en France. Mais elle révèle surtout une fragmentation accrue des usages. Pour les ligues, les clubs et les diffuseurs, l’enjeu n’est plus seulement d’élargir l’audience. Il consiste à capter une part d’attention dans un portefeuille d’événements sportif de plus en plus diversifié. La concurrence se joue désormais autant entre disciplines qu’entre formats et plateformes.