29 septembre 2026

Temps de lecture : 2 min

Quand Thomas Jolly confie quelques secrets de l’organisation de la cérémonie de Paris 2024

Le Directeur artistique de la cérémonie d'ouverture de de Paris 2024 a livré quelques secrets lors d'une table ronde.

A l’occasion d’une table ronde organisée dans le cadre de l’Esport Day, mardi 29 septembre 2026, Thomas Jolly, le Directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, est revenu sur l’événement et a livré quelques détails sur l’organisation très perturbée par une forte averse ce vendredi 26 juillet en début de soirée qui a arrosé Paris et les 300 000 spectateurs venus participer à cette fête et assister au défilé des athlètes. Extraits.

« On ne peut pas tout maîtriser : et tant mieux que le ciel puisse faire un peu ce qu’il a envie. Cette pluie avait envie d’être là puisqu’elle a commencé à 19h30, s’est arrêtée à 23h30 et elle n’était que sur Paris. (…) Tout le monde avait le droit de participer à cette fête, sauf que l’on a été prévenus très tard que cette pluie arrivait ».

« L’expression spectacle vivant, c’est du vivant et c’est fait par des vivants et des vivantes. Donc que fait-on : on se recoordonne toute la journée. (…) On avait le plan B : le plan pluie. On avait même un plan vent, un plan tempête, un plan canicule, un plan crue… Le plan B c’est simple : c’est le plan A mais en moins bien. (…) Mais on va faire tout ce que l’on peut pour préserver le plan A».

« Un exemple : Axel Saint-Cirel a chanté La Marseillaise sur le toit du Grand Palais. Dans le plan pluie elle devait être sur le pont Alexandre-III ! (…) Sauf que ce pont était déjà tout équipé pour le triathlon avec des gradins bleus, des sièges bleus, des moquettes bleues… immondes. Mais c’était les codes de la compétition »

« On comprend toutefois qu’au moment précis où elle va chanter la Marseillaise, il pleuvra moins. Le problème était juste avant, au moment de son installation : il y aurait eu trop de pluie. Thierry Reboul a proposé qu’elle aille sur le toit du Grand Palais dès maintenant. Elle allait se prendre la sauce, mais au moins elle sera au bon endroit au bon moment pour chanter.»

« On lui a proposé, et elle a dit d’accord : « Évidemment je le fais. » Tout cela mobilise une trentaine, quarantaine de personnes qui doivent toutes se re-coordonner, pour le maquillage, la sécurité, le son, l’habillage… Axel Saint-Cirel a été au bon endroit au bon moment pour chanter la Marseillaise. Voilà comment on réagit en direct devant 3 milliards de personnes dans le spectacle vivant. (…) Malgré la pluie, on a préservé 95% du plan A de la cérémonie. »

© Sport Business Club -Septembre 2026

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