2 octobre 2026

Temps de lecture : 2 min

Victor Wembanyama se désole des athlètes faisant la publicité des paris sportifs

Victor Wembanyama ferme la porte aux partenariats avec les plateformes de paris et de pronostics. Le Français assume désormais une sélection plus stricte de ses sponsors.

Personnalité. Quelques jours après la signature d’un contrat de sponsoring entre la sulfureuse plateforme de pronostic Polymarket et la star de NBA (National Basketball Association) Lebron James, Victor Wembanyama a été questionné sur la possibilité de le voir s’associer avec un acteur de cet univers des paris sportifs. « Absolument pas. Honnêtement, je trouve très triste de voir certains joueurs le promouvoir,» a-t-il indiqué lors d’un point presse avec plusieurs journalistes. « Chacun fait ce qu’il veut, mais c’est sans moi,» a-t-il complété.

La star du basket-ball français a par ailleurs détaillé la manière dont il sélectionnait les marques avec lesquelles il peut collaborer. « Dans le passé, il y avait la dimension financière, mais aujourd’hui j’ai refusé des contrats de sponsoring avec des montants que je n’avais jamais vu, mais qui n’étaient pas en phase avec mes valeurs, a-t-il indiqué. Je veux désormais promouvoir des choses qui ont un impact et une influence positive. Je veux inspirer. C’est tout ».

En 2026, de nombreux athlètes ont fait directement la promotion de sites de paris sportifs. Ainsi, la superstar du MMA Connor McGregor est ambassadeur depuis juillet dernier de la plateforme 1xBet. Dans la même discipline, le Français Ciryl Gane incarne lui les campagnes d’Unibet depuis plusieurs années. L’ancien joueur de l’équipe de France de football, de Manchester City et de l’Olympique de Marseille Samir Nasri a été nommé ambassadeur de FDJ United et ParionsSport en Ligne fin 2025.

2% du marché français du sponsoring

En 2024, le capitaine de l’équipe de France de football Kylian Mbappé avait aussi pris la parole sur ce sujet. Il avait évoqué le partenariat entre Betclic et la Fédération Française de Football (FFF) dont le contrat permet d’utiliser l’image collective des Bleus, c’est-à-dire au minimum 5 joueurs. « On est l’équipe de France, on inspire, avait-il déclaré en conférence de presse suite à une question sur le droit à l’image. Certains d’entre nous viennent de quartiers où cela détruit un nombre incalculable de gens. Ça a détruit des gens que je connaisais ! »

En France, les opérateurs de paris sportifs constituent un apport économique important pour l’univers du sport professionnel, principalement via le sponsoring et les droits liés aux paris. En 2024, les investissements de ce secteur en parrainage a atteint 45 millions d’euros, en hausse de 25% sur un an, soit environ 2% du marché français du sponsoring, selon les propos de la présidente de l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) tenues devant une Commission d’enquête du Sénat.

Cette dynamique s’est poursuivie : l’ANJ a relevé une progression de 23% du sponsoring sportif en 2025, puis les opérateurs ont prévu une nouvelle hausse de 14% en 2026. À ces partenariats s’ajoutent les revenus du “droit au pari”, versés aux organisateurs des compétitions servant de supports à ces jeux : pour la seule Ligue de football professionnel, ce poste représentait 8,5 millions d’euros de recettes prévisionnelles en 2024/2025.

© Sport Business Club – Septembre 2026

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