Événementiel. Aux Arènes de Vérone (Italie), la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 s’est achevée par la traditionnelle passation du drapeau olympique. Dimanche 22 février 2026, l’emblème a été remis au comité d’organisation des Alpes 2030. Les présidents des deux Régions hôtes, Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes et Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont fait virevolter comme des gamins le drapeau avant son retour à Albertville (Savoie) dès le lundi 23 février. La soirée, plus aboutie que la cérémonie d’ouverture, a servi d’écrin à cette transition.
Le Cojo des Alpes 2030 a profité de cette visibilité mondiale pour dévoiler les premiers contours de son projet. Produite par l’agence Aimko, la séquence de cet “handover” a exploité le cadre antique de l’amphithéâtre italien. Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image, y a présenté un concept baptisé “Une nouvelle aube”. « La lumière est utilisée comme matière première et fil rouge de notre récit, et ce sera le cas jusqu’en 2030,» avait-il indiqué en amont.
Sur scène, la Marseillaise a été réorchestrée par le compositeur Thomas Roussel. La mezzo-soprano Marine Chagnon a interprété le sixième couplet, évoquant la “liberté chérie”. Vingt-cinq musiciens et vingt-quatre athlètes l’entouraient. « Ils ne font qu’un pour former un astre central au cœur de l’arène,» précisait Mathieu Sakkas. Une image appelée à devenir un marqueur visuel des Jeux français.
Emblème, carte, sponsors…
L’identité artistique est posée. L’emblème officiel devrait être révélé fin mars, lors de la Semaine Olympique et Paralympique. Le calendrier s’accélère ensuite. En juin, le comité devra finaliser la carte des sites et la liste des disciplines, y compris les sports additionnels. Le dossier sera soumis les 24 et 25 juin à Lausanne (Suisse), lors de la session du Comité International Olympique (CIO).
En parallèle, deux dossiers structurants devront avancer. Le marketing d’abord. L’annonce rapide de partenaires nationaux est attendue afin de crédibiliser le modèle économique et enclencher une nécessaire dynamique commerciale. La gouvernance ensuite. Le départ du directeur général Cyril Linette est acté. Le président Edgar Grospiron doit installer une nouvelle direction exécutive et il n’a plus le droit à l’erreur ces prochains mois. Si d’ici là le champion olympique de bosses est encore en poste.
© SportBusiness.Club – Février 2026