5 mars 2026

Temps de lecture : 2 min

Paul Seixas, en haut de l’affiche des coureurs “bankables” du peloton

À tout juste 19 ans, Paul Seixas s’impose déjà comme l’un des talents les plus observés du cyclisme français. Sportivement, mais aussi pour son potentiel marketing.

Il n’a pas 20 ans et joue déjà les têtes d’affiche. Immense espoir du cyclisme français, Paul Seixas brille dans le peloton. La saison vient à peine de débuter et le jeune coureur de l’équipe Decathlon-CMA CGM a déjà remporté deux courses. Les projecteurs sont donc braqués sur lui et c’est très naturellement que sa formation le met en avant sur l’affiche présentant, comme un film de cinéma, sa prochaine course : les Strade Bianche, disputées samedi 7 mars 2026 en Italie.

La notoriété du “Petit Mozart” du cyclisme grandit en même temps que son palmarès. Au point d’être désormais l’un des coureurs les plus “bankable” du peloton. « Oui, des marques et des entreprises nous contactent déjà depuis l’an passé,» confie Joona Laukka, son agent et directeur de l’agence LC Management. « Tout le monde attend un coureur comme lui : il est vraiment impressionnant sportivement,» acquiesce Yves Coupier, président de For 7 et agent, notamment de Thomas Voeckler.

Rapide sur sa bicyclette, Paul Seixas ne compte toutefois pas brûler les étapes sur les chemins du marketing. Son équipe tente de préserver son prodige. Sportivement, il ne participera pas au Tour de France cette année, a-t-on déjà annoncé chez Decathlon-CMA CGM, qui n’a pas souhaité répondre à SportBusiness.Club concernant l’image de son poulain. « C’est le tout début de sa carrière et il a un potentiel sportif important, confirme Joona Laukka. Sa carrière sportive reste sa priorité. C’est un gagneur. Les contrats marketing viendront ensuite ».

Un ou deux partenaires

Pour autant, son agent a déjà tracé la stratégie. « C’est encore un peu tôt pour lui, assure Joona Laukka. Il n’aura que très peu de partenaires individuels : deux au plus. Mais ils devront correspondre à ses valeurs et ces partenariats devront être conclus sur le long terme. Il ne signera pas des coups. Nous allons chercher cette année et faire les choses tranquillement ». Un point partagé par Yves Coupier : « Paul Seixas construit encore sa carrière sportive : il peut prendre son temps ».

La prospection risque aussi d’être limitée. Dans le cyclisme, les athlètes n’ont pas la même liberté commerciale individuelle qu’ailleurs. « En carrière, un cycliste professionnel est employé par son équipe, qui a ses propres partenaires, explique Yves Coupier. Du coup, le coureur a peu de possibilités et peu de temps pour développer des partenariats individuels. Ce n’est plus le cas pour des athlètes “retraités” comme Thomas Voeckler, qui ont terminés leur carrière avec une notoriété importante ».

Il existe tout de même quelques possibilités. « Pour Paul, nous pouvons par exemple prospecter dans l’univers des assurances ou des mutuelles,» indique Joona Laukka. Un des secteurs laissés contractuellement libres par l’équipe. Au mieux, pour un coureur cycliste, les contrats individuels peuvent lui permettre d’augmenter ses revenus d’environ 20 %.

© SportBusiness.Club – Mars 2026

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