Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030 se réunissent jeudi 19 mars 2026 pour relancer un comité d’organisation affaibli par plusieurs mois de crise. L’objectif est de valider un nouvel organigramme et un fonctionnement moins centralisé. Cette réunion doit permettre d’acter des décisions attendues par l’État, les régions hôtes et les instances sportives.
La crise s’est cristallisée fin février dernier avec le départ du directeur général Cyril Linette, en désaccord avec le président Edgar Grospiron. Cette situation a mis en lumière des tensions internes au sein du Cojop. Elle intervient après plusieurs démissions successives, dont celles d’Anne Murac, directrice des opérations, d’Arthur Richer, directeur de la communication, et de Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations.
Cette instabilité a pesé sur l’image du projet, alors même que se tenaient les Jeux de Milan Cortina 2026. Le Premier ministre Sébastien Lecornu était intervenu publiquement pour appeler à l’unité. Quelques semaines plus tard, l’exécutif attend désormais une remise à plat de l’organisation pour sécuriser la préparation des Jeux.
Michel Cadot en mission
Une mission d’inspection gouvernementale est en cours afin d’évaluer la gestion et le fonctionnement du Cojop. En parallèle, Étienne Thobois, ancien directeur général de Paris 2024, doit présenter des recommandations opérationnelles. Le remplacement de Cyril Linette est engagé, avec l’examen de plusieurs candidatures proposées par un cabinet spécialisé.
Dans l’attente de cette nomination, Michel Cadot assure une mission d’appui. Ancien délégué interministériel aux Jeux de Paris 2024, il doit contribuer à stabiliser l’organisation et à clarifier les responsabilités. Son rôle doit être précisé lors de la réunion du bureau exécutif, alors que l’enjeu est de restaurer un fonctionnement plus fluide.
À moins de quatre ans de l’échéance, le calendrier impose une accélération. Edgar Grospiron a reconnu des retards sur la finalisation de la carte des sites et sur l’organisation générale. Le futur organigramme doit renforcer le rôle des équipes locales, réparties entre la Savoie, la Haute-Savoie, Nice et le Briançonnais. L’objectif est de mieux coordonner les acteurs sur le terrain et de disposer d’interlocuteurs opérationnels pour sécuriser la mise en œuvre du projet. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Mars 2026