1 avril 2026

Temps de lecture : 2 min

“Le Grand Prix de France Moto est devenu un pilier de Canal+”

Interview. Le Grand Prix de France Moto est devenu un rendez-vous éditorial majeur pour Canal+ comme l'explique le directeur des sports mécaniques de la chaîne.

L’an passé, près de 1,4 million de personnes ont suivi la victoire du Français Johann Zarco au Grand-Prix de France Moto. Canal+ en attend au moins autant pour l’édition 2026 qui se courra dimanche 10 mai sur le Circuit Bugatti du Mans (Sarthe). La chaîne payante, qui diffuse aussi le championnat du monde de Formule 1, mise désormais beaucoup sur la moto. L’univers permet aussi d’innover dans les dispositifs télé, comme l’explique Nicolas Allix, le Directeur des Sports mécaniques chez Canal+ à SportBusiness.Club.

Le Grand Prix de France Moto n’est-il pas devenu le point d’orgue de la saison des sports mécaniques sur les antennes de Canal+ ?

Nicolas Allix : « Oui, et avec le Grand Prix de Monaco de Formule 1, il constitue l’un des deux piliers majeurs de notre rédaction. Le GP de France Moto, au Mans (Sarthe), est un événement exceptionnel. Il nous permet de mobiliser des équipes renforcées, d’étendre nos temps d’antenne et d’innover en déployant tout le savoir-faire de la chaîne. Nous avons la chance de disposer d’un plateau situé juste à la sortie de la voie des stands, dans un cadre incroyable où les motos passent sous nos pieds. Cela nous permet d’accueillir pilotes et acteurs du paddock tout au long du week-end pour environ 25 heures de direct, entre entretiens et compétition pure ».

L’investissement en moyens est-il devenu plus important sur le MotoGP que sur la Formule 1 ?

N.A. : « Il ne s’agit pas d’une simple question de chiffres, mais de la portée de ces rendez-vous. Notre priorité est d’offrir le meilleur à nos abonnés en misant sur l’innovation pour que ces événements soient vraiment marquants. L’investissement humain est massif car nous voulons proposer des contenus différenciés et faire de ces deux dates des moments d’exception ».

Existe-t-il une différence de profil entre les téléspectateurs de la moto et ceux de la Formule 1 ?

N.A. : « Il est difficile d’opposer strictement ces deux publics, mais nous observons une évolution commune très positive : une féminisation croissante et un rajeunissement marqué des deux audiences. Notre ambition est d’ouvrir ces disciplines au plus grand nombre. C’est pourquoi nous avons lancé le programme “F1 Kids”, qui s’adresse spécifiquement aux enfants afin de rassembler des profils variés autour de nos sports ».

Justement, ce concept pourrait-il être décliné pour le MotoGP ?

N.A. : « C’est une possibilité que nous n’excluons pas. En Formule 1, nous bénéficions pour ce magazine d’un signal spécifique avec un habillage ludique, proche du dessin animé. Pour le MotoGP, cela nécessiterait une coopération étroite avec l’organisation du championnat, mais je suis convaincu que l’idée fera son chemin et j’espère que nous pourrons proposer cela un jour ».

Entretien : Bruno Fraioli
© SportBusiness.Club – Avril 2026

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