19 avril 2026

Temps de lecture : 2 min

Alpes 2030 : nouvelle réunion cruciale à Nice

Une réunion avec le COJOP des Alpes 2030 pourrait bouleverser la carte des sites, encore bien floue.

L’avenir olympique de Nice va peut-être se jouer lundi 20 avril 2026. Retenue initialement pour accueillir les compétitions des disciplines de glace des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030, la préfecture des Alpes-Maritimes pourrait tout perdre. Le nouveau maire de la cité de la Côte d’Azur, Éric Ciotti, souhaite garder les Jeux, mais pas dans le plan prévu par le comité d’organisation. L’édile d’extrême droite récemment élu propose une autre utilisation des infrastructures, surtout, sans le stade de l’Allianz Riviera.

Vendredi 18 avril dernier, à l’issue d’une réunion technique entre les équipes techniques du comité d’organisation, de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), de l’État, de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et de la ville de Nice, il a été donné à cette dernière une sorte d’ultimatum : “trois jours pour sortir du blocage !”, était-il indiqué dans un communiqué publié à la suite de ce rendez-vous. 

Bien que la réunion se soit “déroulée dans un esprit constructif, avec une volonté affirmée d’aboutir”, des divergences importantes subsistaient toujours. “Des convergences ont pu être trouvées concernant le village olympique ainsi que le complexe olympique omnisports et Nikaïa. En revanche, la solution initialement envisagée pour la couverture et l’immobilisation de l’Allianz Riviera n’a pas reçu d’accord, poursuit le communiqué. À la place, le nouveau locataire de l’hôtel de ville souhaite la construction d’un palais omnisports qui resterait en héritage des Jeux.

Un surcoût de 45 M€ ?

Problème : la nouvelle organisation proposée par Éric Ciotti engendrerait “un surcoût estimé à 45 millions d’euros, qui ne peut être absorbé par l’organisation dans le respect des équilibres financiers fixés”, indique-t-on au sein d’Alpes 2030. Du coup, si changement il devait y avoir, celui-ci pourrait faire “peser un risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des Jeux dans les délais impartis”. 

Aujourd’hui, certains observateurs évoquent une impasse. Cette nouvelle réunion lundi, au bout de l’ultimatum, promet une “présentation technique détaillée de la situation [qui] sera soumise à l’ensemble des parties prenantes du COJO”. Cette réunion aura pour but “d’éclairer et d’acter une décision politique, dans le respect des exigences opérationnelles, budgétaires et de calendrier qui s’imposent à nous”. Une échéance nécessaire pour avancer sur la carte des sites qui doit être officiellement actée par le Comité international olympique (CIO) fin juin prochain, dans deux mois.

Car la montre tourne, comme l’ont répété en février dernier les dirigeants du CIO lors de réunions organisées en parallèle des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026. Si la carte des sites écartait Nice pour certaines compétitions, où iraient-elles ? La LDCL Arena de Lyon est évoquée pour le hockey-sur-glace, mais le choix ne passera certainement pas auprès de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur qui réclame un équilibre du nombre d’événements avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mal nés, les Jeux d’hiver des Alpes 2030 continuent à s’embourber dans des polémiques politiques, bien loin de l’esprit sportif du baron Pierre de Coubertin. Forcément, des solutions seront trouvées, et l’événement sera obligatoirement fantastique, mais à quel prix ? À ce jeu, c’est la facture finale qui sera médaillée d’or.

© SportBusiness.Club – Avril 2026

Alpes 2030 : les disciplines initialement prévues à Nice

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