27 avril 2026

Temps de lecture : 1 min

Livres. “La chute de Luis Ocaña dans le col de Menté”, de Christian Laborde

Ce récit revient sur un épisode marquant du Tour de France 1971. L’auteur s’attache à la chute de Luis Ocaña dans les Pyrénées. L’ouvrage mêle contexte sportif et écriture littéraire pour revisiter ce moment.

En poésie, Christian Laborde consacre un court texte à la 14e étape du Tour de France 1971. Le champion espagnol Luis Ocaña y domine alors le belge Eddy Merckx et porte le maillot jaune avec une avance significative. L’auteur replace cet épisode dans son contexte sportif et historique et se concentre sur la descente du col de Menté où Luis Ocaña chuta lourdement. Un épisode douloureux qui mit fin aux ambitions du coureur. Blessé, l’Espagnol abandonne. L’écriture de ce petit recueil privilégie une approche narrative. Le récit dépasse le simple compte rendu sportif. Il propose une lecture littéraire de cet événement, souvent évoqué comme l’un des moments forts de l’histoire du cyclisme. La préface est signé par Éric Fottorino.

La chute de Luis Ocaña dans le col de Menté, de Christian Laborde. Editions Gallimard. 56 pages. 12 euros. (Publié le 12 mars 2026)

Dans l’ouvrage, Christian Laborde évoque aussi la présence des marques dans le peloton professionnel. Pour l’auteur, le sponsor est considéré comme un tatouage. Il utilise cette image pour souligner à quel point la marque s’inscrit dans la chair même du coureur.

Extrait. “Le sponsor n’est pas une étiquette, c’est un tatouage. Le nom de la marque – Bic – s’est incrusté dans la peau de Luis, il fait corps avec ses muscles et sa sueur. Quand Ocaña grimpe, c’est toute une firme qui s’élève avec lui ; quand il chute, c’est le logo qui se déchire.

Christian Laborde décrit également l’ambiance frénétique et parfois décalée de la caravane publicitaire par rapport à la souffrance des athlètes.

Extrait. “La caravane précède le drame dans un vacarme de klaxons et de musiques criardes. C’est une parade de plastique et de carton-pâte qui distribue des casquettes et des porte-clés à une foule en liesse, ignorant encore que, quelques virages plus haut, l’orage s’apprête à transformer la fête en tragédie”.

© SportBusiness.Club – Avril 2026

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