10 mai 2026

Temps de lecture : 2 min

Alpes 2030. Les dossiers sensibles du nouveau Directeur général

Un Bureau exécutif du Cojo des Alpes doit officialiser l'arrivée du préfet Vincent Roberti comme Directeur général. Ce dernier va devoir rapidement finaliser plusieurs arbitrages stratégiques avant la validation des sites olympiques par le CIO en juin prochain.

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 s’apprête à stabiliser sa gouvernance après plusieurs mois de tensions internes. La nomination de Vincent Roberti au poste de directeur général doit être validée lundi 11 mai 2026 par le bureau exécutif du Cojop. L’actuel préfet du Tarn-et-Garonne prendra ainsi la suite de Cyril Linette, parti en février dernier après des “désaccords insurmontables” avec le président Edgar Grospiron. Ce départ avait déclenché une crise interne, accentuée par plusieurs démissions au sein de l’organisation, notamment à la direction des opérations et de la communication. L’État avait alors confié une mission d’intérim à Michel Cadot.

Ingénieur et ancien élève de l’ENA, Vincent Roberti devra rapidement reprendre plusieurs dossiers techniques et politiques. Le plus urgent concerne l’organisation du tournoi masculin de hockey sur glace. Le projet initial prévoyait l’installation d’une patinoire temporaire dans le stade Allianz Riviera de Nice (Alpes-Maritimes). Mais le nouveau maire de la ville, Éric Ciotti, s’y oppose désormais. Cette compétition représente pourtant un enjeu important pour les recettes de billetterie des Jeux. Le Cojo étudie donc plusieurs solutions de repli dans des enceintes existantes.

Carte des sites le 22 juin

Parmi les candidats figurent Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena à Paris, mais aussi la LDLC Arena de Décines-Charpieu, près de Lyon, qui met en avant une salle de 16 000 places déjà opérationnelle. D’autres villes, comme Grenoble (Isère) ou Gap (Hautes-Alpes), pourraient également présenter une candidature. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a indiqué que les différentes options continueraient d’être étudiées jusqu’au début du mois de juin. La décision finale doit ensuite être intégrée à la carte globale des sites olympiques.

Le calendrier reste serré pour le Cojo. La carte définitive des sites doit être validée avant le 22 juin 2026 par la commission exécutive du Comité international olympique. D’autres arbitrages demeurent ouverts. La répartition des épreuves de ski alpin entre Courchevel (Savoie) et Val d’Isère (Savoie) n’est pas encore arrêtée. Le choix des sites paralympiques reste aussi en discussion. Enfin, les compétitions de patinage de vitesse longue piste devraient être organisées hors de France faute d’anneau de glace adapté sur le territoire, probablement aux Pays-Bas. L’Italie est également candidate. La ministre des Sports Marina Ferrari estime toutefois que les Alpes 2030 sont désormais “sur les bons rails”. (Avec AFP)

© SportBusiness.Club – Mai 2026

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