Organisées à Lyon et dans sa métropole, les épreuves de glace constitueront le premier levier de recettes de billetterie des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030. Le Comité International Olympique a validé, après une tournée des sites mercredi 16 septembre 2026, la nouvelle répartition des compétitions, initialement programmes à Nice (Alpes-Maritimes). Hockey sur glace, patinage artistique et synchronisé, curling et short-track seront regroupés dans l’agglomération lyonnaise.
Le hockey sur glace, discipline à fort potentiel commercial, sera réparti entre la Halle Tony-Garnier, dans Lyon-centre, et la LDLC Arena, à Décines-Charpieu, aux pieds du Groupama Stadium. L’enceinte accueillera les phases finales des tournois masculin et féminin grâce à sa capacité supérieure. Au total, 75 matchs de hockey sont programmés, ainsi que 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique et neuf épreuves de short-track. La LDLC Arena, qui devrait être débaptisée durant les Jeux, testera son dispositif dès les Mondiaux 2028, organisés avec l’Accor Arena à Paris. Pierre-Yves Gerbeau, président de la Fédération française de hockey, évoque déjà “un tournoi pratiquement équivalent aux JO en amont”.
Environ 60% des recettes
Dans le scénario initial, les tournois de hockey devaient générer un peu moins d’un tiers des recettes globales de billetterie, selon un rapport de l’Inspection générale publié au printemps 2025. Ce même document estimait “qu’environ 60% des recettes totales” des Jeux devaient provenir des épreuves de glace prévues à Nice, mais aussi des cérémonies. Celle de clôture, prévue sur la Côte-d’Azur dans le dossier de candidature présenté en 2024 au CIO, doit donc trouver un autre site, mais restera dans le sud de la France. Marseille est évoquée.
Le transfert de Nice à Lyon permettrait aussi une économie d’environ 100 millions d’euros car les équipements existent déjà. Abandonné, le projet niçois intégrait la construction d’un complexe omnisports évalué à 186 millions d’euros. Dans le Rhône, Eurexpo, à Chassieu, accueillera, oute le centre des médias, le patinage, le curling, le short-track ainsi que le para-hockey et le curling-fauteuil des jeux paralympiques. Le village des athlètes sera installé à Oullins-Pierre-Bénite, avec 1 650 lits. Le patinage de vitesse, lui, est expatrié aux Pays-Bas, à Heerenveen, temple de la discipline : la France ayant renoncé à construire un anneau de glace. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Septembre 2026