20 septembre 2026

Temps de lecture : 2 min

Montréal attend près de 100 M€ de retombées avec ses Mondiaux de cyclisme

Cinquante-deux ans après l’édition de 1974, Montréal accueille de nouveau les Mondiaux sur route et espère des retombées économiques, médiatiques et touristiques XXL.

Cinquante-deux ans après, Montréal (Canada) renoue avec les Championnats du Monde de cyclisme sur route. En 1974, la métropole québécoise avait été la première ville située hors d’Europe à organiser l’événement. A l’époque, le Belge Eddy Merckx s’était imposé chez les hommes sur le circuit du mont Royal, et la veille, c’est la Française Geneviève Gambillon qui avait décroché le titre mondial féminin. Entre dimanche 20 et dimanche 27 septembre, c’est un demi-million de spectateurs qui est attendu pour les 13 courses.

Pour Montréal, ce rendez-vous est l’un des principaux événements sportifs accueillis depuis les Jeux olympiques de 1976. L’organisation canadienne repose sur un budget global de 29 millions de dollars canadiens (18 millions d’euros), financés par des partenaires publics et privés. La Ville de Montréal contribue pour près de 20 millions de dollars canadiens (12,4 millions d’euros) en biens et services, notamment pour les chaussées et la sécurité. Le gouvernement du Canada contribue à hauteur de 13 millions de dollars canadiens (8,1 millions d’euros), dont 9,8 millions (6,1 millions d’euros) via Sport Canada et 3,2 millions (2 millions d’euros) via Développement économique Canada.

L’enjeu est aussi touristique. Les retombées économiques projetées approchent 155 millions de dollars canadiens (96,4 millions d’euros) selon Tourisme Canada. Les organisateurs anticipent un taux moyen d’occupation hôtelière de 90%, avec des pointes à 95% pendant les week-ends. Un niveau proche de celui observé lors du Grand Prix du Canada de Formule 1 qui s’est tenu quelques semaines avant. Pour les hôtels, restaurants, commerces et acteurs touristiques, les Mondiaux constituent ainsi une nouvelle période de forte activité à la fin de la saison estivale.

Un héritage pour la ville

L’exposition internationale complète l’équation. Les compétitions doivent être diffusées sur tous les continents, avec une couverture annoncée dans environ 140 à 150 pays et une audience potentielle de 200 à 250 millions de téléspectateurs. France Télévisions, la BBC, la RAI, Eurosport ou CBC figurent parmi les diffuseurs. En parallèle, le Congrès annuel de l’Union cycliste internationale réunit plus de 400 délégués, renforçant encore la visibilité de Montréal auprès de l’écosystème mondial du cyclisme.

La ville veut enfin capitaliser sur l’après-Mondiaux. Labellisée “UCI Bike City” depuis 2023, Montréal dispose de plus de 1 100 kilomètres de voies cyclables et entend inscrire l’événement dans sa stratégie de mobilité active. Les travaux réalisés pour la compétition, la visibilité internationale et le soutien à la pratique doivent prolonger l’impact au-delà des huit jours de courses. Après 1974, ces Mondiaux 2026 doivent laisser un double héritage : économique pour la métropole et cycliste pour le territoire.

© SportBusiness.Club – Septembre 2026

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