3 novembre 2026

Temps de lecture : 1 min

Musto fait de la course au large sa vitrine commerciale et technique

La Route du Rhum est, pour un équipementier spécialisé comme Musto, un terrain d’exposition, d’innovation et de recrutement de clients bien au-delà des pontons.

Pour l’heure, c’est le tiercé gagnant. Après un peu plus de deux jours de course dans la Route du Rhum 2026, les trois leaders de la catégorie Ultim naviguent en Musto : Tom Laperche, Armel le Cléac’h et Louis Burton. A terre, les dirigeants de la marque britannique, désormais dans les mains du groupe américain Kontoor Brands, croisent les doigts. L’épreuve phare du calendrier des courses au large est pour eux l’un de ses principaux leviers de visibilité et de développement commercial.

« Oui, c’est vraiment une vitrine, c’est ce qui nous fait vivre,» résumait Bruno Gouezigoux, directeur commercial et responsable sponsoring France de Musto, avant le départ. Lors du dernier Vendée Globe, en 2024/2025, la marque de cirés et protections équipait 13 des 40 skippers engagés. Avec Helly Hansen, qui appartient aussi à Kontoor Brands et habillait dix autre marins, le groupe couvrait plus de la moitié de la flotte. Outre les skippers stars de la classe Ultim, Jérémy Beyou, Justine Mettraux ou Vincent Riou figurent parmi les ambassadeurs historiques de Musto.

Une marque statutaire

Ce sponsoring sert aussi de laboratoire. Les skippers participent au développement des produits avec les ingénieurs de la marque. Les innovations testées en course sont ensuite déclinées pour le grand public dans le milieu du nautisme, auprès des plaisanciers avertis prêt à investir dans des vêtements techniques durables. Positionnée sur le haut de gamme, Musto estime devoir maintenir cet effort pour défendre ses parts de marché. « Si l’on veut conserver nos parts de marché et continuer à se développer, il faut toujours innover,» assurait Bruno Gouezigoux.

Musto souhaite rester un équipementier spécialisée. La marque ne cherche pas à investir le marché des marins pêcheurs ni, plus largement, l’univers de l’outdoor. Elle a tout de même élargi son activité dans le lifestyle. L’objectif était d’habiller les navigateurs à terre, mais aussi de prolonger l’usage de Musto en ville ou au bureau. « Arborer le Flying Dutchman peut être statutaire,» affirmait Bruno Gouezigoux. Porter le même ciré que le skipper de la Route du Rhum sur son voilier, certainement aussi.

© SportBusiness.Club – Novembre 2026

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