Le hasard du calendrier diront certains. Lundi 14 septembre 2026, la Commission de coordination du Comité International Olympique (CIO) arrive à Lyon (Rhône) pour trois d’inspection autour du pôle glace des Jeux d’hiver Alpes 2030. Cette deuxième visite de la commission de coordination en France intervient quatre jours après la démission d’Edgar Grospiron de la présidence du comité d’organisation. Le CIO doit inspecter plusieurs sites et mesurer l’avancement d’un dossier remanié depuis décembre 2025 et dont la gouvernance est encore bousculée.
Le principal chantier concerne le transfert à Lyon des épreuves de glace initialement prévues à Nice (Alpes-Maritimes), après le refus du maire Éric Ciotti d’installer une patinoire provisoire dans l’Allianz Riviera, le stade de football niçois. Au total, 75 matchs de hockey, 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique, neuf épreuves de short-track et le patinage synchronisé devront être répartis entre plusieurs équipements : la LDLC Arena à Décines-Charpieu (Rhône), la Halle Tony-Garnier dans Lyon et Eurexpo à Chassieu (Rhône). Les trois sites demandent encore une validation.
“Aucune inquiétude”
Cette visite doit aussi rassurer le CIO après plusieurs mois de turbulences au sein du Comité d’organisation. « Nous abordons la commission de coordination de la meilleure des manières, parce que tout est prêt, parce qu’on a une belle démonstration à faire et on a des beaux éléments de réassurance à donner au CIO,» a déclaré Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il assure ne pas avoir “d’inquiétude sur la dimension de l’incarnation” des Jeux. Cela malgré le départ du patron, Edgar Grospiron.
Une assemblée générale extraordinaire doit se tenir lundi pour organiser l’intérim : celle-ci devrait revenir au directeur général Vincent Roberti, nommé début mai dernier après le départ de Cyril Linette. « Il n’y a aucune inquiétude pour la suite, le dossier continue d’avancer, on est vraiment dans la phase opérationnelle maintenant, les équipes ont fait un travail remarquable. Nous sommes confiants sur l’avenir du dossier pour les Alpes 2030,» a aussi affirmé la ministre des Sports Marina Ferrari. A moins de 4 ans du début des compétitions, et avant le début de la phase opérationnelle, il y a urgence à sécuriser la gouvernance et la répartition des sites. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Septembre 2026