Le programme sportif des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises est désormais presque figé. Réunie mardi 7 juillet 2026 à Lausanne (Suisse), la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a validé l’entrée du freeride et du patinage artistique synchronisé. En revanche, le combiné nordique, présent depuis la première édition hivernale en 1924 à Chamonix (Haute-Savoie), disparaît du programme. Les Alpes 2030 proposeront 126 épreuves et accueilleront 3 046 athlètes, avec une parité femmes-hommes atteinte pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’hiver.
Ces choix s’inscrivent dans la stratégie du CIO d’élargir l’audience olympique. Le freeride, rattaché à la Fédération internationale de ski et snowboard, disposera de quatre épreuves : ski et snowboard, chez les femmes et les hommes. La discipline devrait être accueillie dans le pôle du Briançonnais, déjà retenu pour les épreuves de freestyle. Le CIO met en avant une pratique en forte croissance internationale et suivie par un public jeune. Le patinage artistique synchronisé, ou “Synchro9”, intégrera aussi les Jeux. Cette discipline collective, structurée au niveau mondial depuis 2000, présentera des programmes réalisés à neuf patineurs.
Disparition du combiné nordique
« L’arrivée du freeride et du patinage artistique synchronisé illustrent cette volonté d’ouvrir les Jeux à de nouvelles pratiques et à de nouveaux publics. Dans les Alpes françaises, ces disciplines trouveront un terrain d’expression exceptionnel,» a réagi Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des Alpes 2030. Le programme intègre également une nouvelle épreuve de relais mixte simple en biathlon, un sport stratégique pour l’équipe de France. Le ski-alpinisme, déjà présent à Milan-Cortina 2026 comme sport additionnel, a aussi été reconduit.
Le combiné nordique paie, lui, sa faible audience et un vivier international jugé trop limité par le CIO. L’instance souligne que la discipline figurait au dernier rang des indicateurs de popularité lors des quatre dernières éditions des Jeux d’hiver. La non-féminisation de l’épreuve met fin aux espoirs de plusieurs athlètes. « C’est vraiment dommage,» a déploré Fabrice Guy, champion olympique en 1992. Selon lui, « d’ici quatre ans la discipline risque de mourir ». Après le feu vert attendu vendredi du Comité international paralympique, il restera à finaliser la répartition des sports de glace entre Lyon (Rhône) et sa métropole. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Juillet 2026