27 septembre 2026

Temps de lecture : 2 min

Alpes 2030 recherche président/e et sérénité

Après la démission d’Edgar Grospiron, Alpes 2030 doit stabiliser sa gouvernance, rassurer ses partenaires et apaiser ses équipes à trois ans et demi des Jeux.

“Recherche légende des sports d’hiver, montagnarde de famille, pour piloter un projet titanesque en gardant le cap budgétaire et environnemental. Diplomate hors pair, vous serez capable d’accorder deux régions rivales. Vous alliez charisme olympique et rigueur de grand gestionnaire. Poste à pourvoir très rapidement.” Lundi 28 septembre 2026, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Alpes 2030 pourrait bien publier cette petite annonce.

Après la démission d’Edgar Grospiron, le 10 septembre dernier, la structure se retrouve une nouvelle fois au pied du mur. Lundi, les représentants de l’État, des régions et du mouvement olympique et paralympique doivent avancer sur le budget pluriannuel et plusieurs procédures réglementaires. Et même si la succession du champion olympique de ski de bosses n’est pas officiellement à l’ordre du jour, des échanges sont forcément attendus sur les critères du futur président ou de la future présidente.

Les organisateurs veulent prendre “quelques semaines” pour trouver un profil capable de faire “l’unanimité”. La crise de gouvernance a fragilisé un projet marqué par une multiplicité d’acteurs publics et locaux. Elle a aussi interrompu l’annonce d’un deuxième sponsor, prévue début septembre. EDF reste à ce stade le seul partenaire fondateur annoncé. Le Cojo vise près de 600 millions d’euros de recettes issues des partenariats et des licences. Avant son départ, Edgar Grospiron avait assuré que près de 30% de cet objectif était déjà sécurisé.

Un climat de travail plus stable

Le CIO s’est voulu rassurant après sa visite à Lyon (Rhône). Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la commission de coordination, a évoqué des contrats déjà signés ou en voie de l’être, estimant que le projet restait “totalement en ligne” avec son calendrier commercial. La validation du pôle glace lyonnais et la clarification de la carte des sites doivent aussi faciliter les discussions avec les entreprises intéressées par Alpes 2030, dans le sillage de Paris 2024.

En interne, le Comité d’organisation doit aussi restaurer un climat de travail plus stable. Un audit social réalisé par un cabinet externe a relevé des “dysfonctionnements” et une “organisation sous tension”, sans conclure à une souffrance généralisée. Un plan d’action doit être déployé auprès des salariés. Le comité lancera aussi, à partir du 30 septembre à Thônes (Haute-Savoie), des réunions publiques dans les territoires hôtes. Le projet reste contesté par plusieurs associations et élus écologistes en raison de son impact environnemental.

Dans le même temps, il faudra donc recruter à la présidence. Le biathlète Martin Fourcade, confirme qu’il n’est toujours pas intéressé. Côté sportifs, d’autres noms sont évoqués : le skieur Alexis Pinturault ou la championne paralympique Marie Bochet. L’ancienne patineuse Nathalie Péchalat se dit, elle, “ouverte et attentive”. Pourquoi ne pas aussi envisager un duo avec un profil de haut fonctionnaire, tel Pierre-Antoine Molina, actuel délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, ou un ancien patron d’entreprise, comme Guillaume Pepy (ex-SNCF) ? Pour l’heure, l’intérim est assuré par Vincent Roberti, l’actuel directeur général. (Avec AFP)

© SportBusiness.Club – Septembre 2026

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