La loi olympique écrite dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030 a été adoptée en séance solennelle mardi 13 janvier 2026 par l’Assemblée nationale. Ce projet de loi qui encadre l’événement a franchi une étape décisive de son parcours parlementaire. Le texte, déjà examiné par le Sénat, a recueilli 403 voix favorables sur 502 suffrages exprimés, traduisant un large consensus politique, malgré l’opposition des groupes Insoumis et Ecologistes, davantage fondée sur le principe même de l’organisation des Jeux que sur le contenu du texte. Elle doit passer le 27 janvier en Commission mixte paritaire avant d’être promulguée.
Pour Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, le recours à un vote solennel répond à des critiques portant sur le caractère démocratique du projet. Lors d’un point presse, elle a rappelé que les Jeux ont été portés par les régions concernées et validés à chaque échelon territorial, avec un dispositif de consultation publique prévu par voie électronique. « Il était important que l’ensemble des parlementaires puisse se prononcer,» a-t-elle souligné, précisant que le report du vote, initialement prévu le 6 janvier, visait à permettre un débat complet.
Le texte constitue un socle juridique indispensable pour lancer les chantiers, notamment pour la Solideo. Il encadre le contrat de « ville hôte », la commercialisation des droits commerciaux, levier central de financement, ainsi que des dispositions éthiques renforcées sur le dopage et la transparence financière. Il prévoit aussi des procédures d’urbanisme accélérées, sans dérogation au code de l’environnement, insiste la Ministre, afin de respecter les délais en montagne, tout en intégrant des mesures de sécurité inspirées de Paris 2024, dont la vidéoprotection algorithmique prolongée jusqu’en 2027.
© SportBusiness.Club – janvier 2026