La question de l’eau s’impose comme un point clé de la stratégie environnementale des Jeux d’hiver des Alpes 2030. Le 2e comité stratégique environnement acte une étape clé avec une feuille de route qui doit optimiser le recours à la neige artificielle. Elle prévoit une gestion à “enveloppe constante”, sans prélèvement supplémentaire pour l’enneigement, dans un contexte de tension sur la ressource, a indiqué Marina Ferrari, la ministre des Sports, lundi 13 avril 2026.
Dans le détail, la feuille de route, qui entre en consultation, prévoit un suivi précis des consommations et des projections scientifiques sur l’enneigement. L’objectif est d’optimiser l’usage de l’eau et de réduire l’impact de la neige de culture, sans remettre en cause la tenue des épreuves. « Il n’y aura pas 1 m³ supplémentaire qui sera prélevé pour l’enneigement artificiel,» assure Marina Ferrari. Les usages devront être arbitrés localement via des projets territoriaux de gestion de l’eau, impliquant collectivités et acteurs environnementaux.
Un héritage durable
Concrètement, les volumes d’eau alloués resteront identiques à ceux déjà autorisés dans les territoires de montagne. Ce positionnement illustre l’évolution du modèle des Jeux d’hiver. L’enneigement artificiel n’est plus envisagé comme une variable d’ajustement extensible, mais comme une ressource contrainte. Dans un contexte de changement climatique, l’État cherche à concilier exigences sportives et pression sur l’eau, tout en posant les bases d’un héritage durable pour les stations alpines.
« Sur les émissions carbone, nous visons une compensation intégrale grâce, notamment, à des projets extrêmement ambitieux,» a ajouté la ministre qui a fait la comparaison avec les Jeux d’hiver précédents : « Pékin, en 2022 était 563 000 tonnes équivalent CO2, ici notre ambition est d’être à 170 000 équivalent CO2 pour la construction des infrastructures, a-t-elle assuré. Nous sommes sur des projets très réduits, notamment avec l’utilisation de matériaux biosourcés ».
© SportBusiness.Club – Avril 2026