16 août 2026

Temps de lecture : 2 min

Cyclisme. A l’Arctic Race, l’exemple norvégien d’une logistique 100% électrifiée

Avec une flotte de 130 véhicules électriques pour réduire l’impact de sa logistique, l’épreuve norvégienne, organisée par ASO et Arctic Sport, est une vitrine environnementale d'une compétition sportive.

Au-delà de l’aspect sportif, l’Arctic Race of Norway, qui se termine ce dimanche 16 août 2026 en Norvège avec des étapes tracées au Nord du cercle polaire, démontre qu’une course cycliste professionnelle, et plus généralement une compétition sportive, peut alléger son empreinte environnementale. Organisée par Arctic Sport et Amaury Sport Organisation (ASO), l’épreuve de quatre étapes s’appuie depuis l’an passé sur une flotte entièrement électrique. Un test grandeur nature, malgré des infrastructures plus limitées que dans ce territoire, par rapport au sud du pays.

Partenaire automobile officiel de la course, Hyundai a fourni 130 véhicules électriques. Ils sont utilisés par l’organisation, sont fournis à toutes les équipes engagées et aux marques dans la petite caravane publicitaire. Les vélos des coureurs, eux, ne sont pas électrifiés ! La marque sud-coréenne en profite pour mettre en avant et en contexte ses modèles zéro émission : ils sont confrontés aux distances, aux reliefs et aux conditions météo parfois changeantes du nord de la Norvège. Hyundai avait déjà accompagné l’électrification progressive du convoi avant une interruption du partenariat en 2023.

La contrainte principale est évidemment la recharge. La réponse est apportée par une logistique complète. D’une part, le fabricant finlandais Kempower déploie une infrastructure mobile de recharge rapide. Elles suit la course d’une étape à l’autre. Ces installations sont alimentées par Nordkraft, fournisseur local d’énergie renouvelable, et non des groupes électrogènes. Les équipes de Kempower assurent également les opérations nocturnes afin que l’ensemble de la flotte soit opérationnelle chaque matin.

Un exemple pour l’UCI

L’Arctic Race of Norway a amorcé cette transition en 2019 avec 45 voitures électriques réservées aux équipes administratives. La flotte est ensuite passée à 65 véhicules en 2021, 91 en 2022, puis 130 en 2023. Depuis, l’ensemble des voitures suiveuses est électrique. Selon l’Union Cycliste Internationale (UCI), cette évolution a imposé une nouvelle méthode de conception des étapes, intégrant l’autonomie des véhicules et les capacités de recharge dans les paramètres logistiques.

L’épreuve, classée UCI ProSeries, réunit cette année 18 équipes, dont six UCI WorldTeams, sur près de 700 kilomètres. Le parcours traverse le Nordland, l’Ofoten et les îles des Vesterålen. Il comprend notamment l’ascension de Storheia lors de la troisième étape et une arrivée finale à la station de ski de Narvik (Norvège). La production télévisée, innovante aussi, bascule principalement sur les réseaux mobiles 4G et 5G.

Dans une publication consacrée à l’événement, l’UCI présente l’Arctic Race of Norway comme un exemple de modèle durable pour le cyclisme professionnel. L’organisation vise désormais l’électrification des quelque 65 utilitaires et camions encore employés sur l’emble de son dispositif. Certifiée Eco-Lighthouse depuis 2021, la course travaille aussi à localiser davantage ses achats et ses équipements. Le modèle, suivi par de nombreux organisateurs, repose ainsi autant sur la mobilité que sur l’ancrage territorial de l’événement. Il n’attend que de se déployer à plus grande échelle.

© SportBusiness.Club – Août 2026

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