23 février 2026

Temps de lecture : 3 min

Edgar Grospiron (Alpes 2030) : “On est aligné sur ce que l’on veut livrer”

À Albertville (Savoie), la Halle Olympique a vibré pour le retour des 23 médaillés de Milan-Cortina 2026. Un rendez-vous festif aux accents d’héritage, avant la prise de parole des dirigeants des Alpes 2030.

Ce fut la fête dans la Halle Olympique d’Albertville. L’antre des Jeux d’hiver de 1992, les derniers d’hiver en France, a accueilli la délégation française et ses 23 médailles de retour des Jeux de Milan-Cortina 2026 lundi 23 février. A cette occasion, l’infrastructure s’était transformée en Club France, avec une ambiance digne de celle de Paris 2024.

A l’extérieur, le mât emblématique des Jeux d’Albertville 1992 est ressorti de son sommeil grâce à un très réussi son et lumière rappelant l’histoire des Jeux olympiques d’hiver en France, de Chamonix 1924 à Albertville 1992 en passant par Grenoble 1968. A l’issue de cette séquence, les hommes forts du comité d’organisation des Alpes 2030 ont lâché leurs derniers mots.

Le plus dur commence t-il maintenant ?

Edgar Grospiron (Président du Cojo Alpes 2030) : « Je dirais que le plus dur n’est pas tellement la difficulté, c’est la manière dont on y répond. On parle beaucoup de l’esprit du champion, de la manière dont on aborde les difficultés pour les transformer en opportunités. On est tous alignés sur ce que l’on veut livrer : une vision forte, le partage des mêmes valeurs et le fait de vouloir délivrer pour les Français, pour le sport français et pour les athlètes. Des jeux qui vont mettre en lumière les performances pour que demain, les gens aient envie de venir dans les Alpes françaises pour continuer la fête ».

En 1992, les sites étaient un peu centralisés. Ce sera encore plus éclaté en 2030. Comment abordez-vous cet éclatement des sites ?

Edgar Grospiron : « Je l’aborde comme une opportunité. On a quatre grands clusters et sur chacun, on va pouvoir créer une expérience olympique unique. C’est l’opportunité de créer quelque chose d’homogène en termes d’expérience olympique, tout en laissant s’exprimer les spécificités locales ».

Que doit retenir de cette journée au combien symbolique ?

Fabrice Pannekoucke (Président de la Régions Auvergne-Rhône-Alpes) : « Il faut retenir aussi que quand on arrive ici avec le drapeau, et bien c’est le premier jour du reste de nos jeux de 2030. On va maintenant plus que jamais être mobilisés. Jusque-là, on se tournait vers Milan et Cortina ; aujourd’hui, quand on parle des jeux d’hiver, c’est vers Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes qu’on se tourne, avec nos quatre pôles définis. Maintenant, il reste tout à faire. Tant que nous n’aurons pas livré la dernière étape, on considère que ça reste à faire. Nous avons quatre petites années devant nous. D’abord pour parler infrastructure avec une modernisation et des mises aux normes qui restent à être faites. Ça a déjà commencé avec les mobilités et la décarbonation, comme nos ascenseurs valléens. Il s’agit aussi d’accompagner nos sportifs. Nous allons continuer notre engagement auprès du mouvement sportif. On n’oublie pas non plus qu’on est dans des moments de transition. J’ai à cœur de rappeler ce que je considère comme étant l’inclusion : la place des jeunes pour la montagne de demain et la place de ceux qui sont en situation de handicap, qui doivent être considérés plus que jamais dans le moment sportif et dans l’accessibilité de nos territoires ».

On a senti une émotion, une envie de récupérer ce drapeau hier à Vérone. Quel est est votre sentiment 24 heures plus tard ?

Renaud Muselier (Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur) : « Le chemin parcouru depuis janvier 2022 quand même. En janvier 2022, je pars pour les vœux et je dis : « On va chercher les jeux ». On se retrouve aujourd’hui après un parcours extraordinairement difficile. On est heureux, mais c’est comme tous les champions qui gagnent une médaille : on a beaucoup travaillé, on s’est donné beaucoup de mal et on a surmonté les embûches avec un enthousiasme fou et une volonté farouche. Quand on vous remet le drapeau, on est très ému. À titre personnel, j’en rêvais depuis l’âge de 8 ans, j’en ai 67. C’est un long chemin. Maintenant, il va falloir livrer. On a appris beaucoup de choses à Milan et Cortina, on va se servir de leur expérience pour gagner du temps. On nous a expliqué qu’on n’y arriverait pas, et bien, on y est. Ne gâchons pas notre plaisir, car en 2030, on va vous surprendre ».

Propos receuillis par Bruno Fraioli, envoyé spécial à Albertville (Savoie)
© SportBusiness.Club -Février 2026

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