Mondial 2026. Le prix du déplacement varie selon le passeport
Une étude analyse le budget nécessaire pour assister à la Coupe du monde 2026. Si le coût total reste homogène, l’effort financier diffère fortement selon les pays.
Etudes. Assister aux matchs de la Coupe du monde masculine de football 2026 nécessitera un budget moyen proche de 7 850 dollars US (environ 7 300 euros) par personne, selon une étude du cabinet argentin Focus Market publiée mercredi 29 avril 2026. Ce montant agrège plusieurs postes de dépenses : environ 840 dollars (780 euros) pour trois billets en phase de groupes, 4 100 dollars (3 800 euros) pour dix nuits d’hébergement, 1 610 dollars (1 500 euros) pour les dépenses courantes et entre 1 300 et 1 450 dollars (1 200 à 1 350 euros) pour les transports internes. Le coût global apparaît relativement homogène selon les pays d’origine, oscillant entre 7 700 et 7 900 dollars (7 200 à 7 400 euros).
Derrière cette apparente stabilité, les écarts de pouvoir d’achat sont très marqués. Ainsi, l’effort financier représente environ 2,6 mois de salaire pour un supporter autrichien, contre plus de 25,8 mois pour un algérien. En Argentine et en Jordanie, il faut compter respectivement 10,9 et 11,1 mois de revenus. « Le coût total […] se situe en milliers de dollars, mais son impact varie fortement selon le revenu,» analyse Damián Di Pace, Directeur du cabinet Focus Market Consulting. Cette disparité souligne une accessibilité inégale à l’événement, favorisant les supporters issus des économies les plus développées.
L’étude met également en évidence une hausse structurelle des prix. Le tarif moyen des billets est passé de 250 dollars (230 euros) en 1994 à 3 395 dollars (3 150 €) en 2026, soit une progression de… 1 258% ! Les prix pour la finale pourraient atteindre jusqu’à 8 680 dollars (8 050 euros), hors revente. « Le Mondial 2026 consolide une tendance de premiumisation,» indique Damián Di Pace. Selon l’étude, l’introduction de mécanismes de tarification dynamique et la tension sur la demande contribuent à repositionner la compétition comme un produit à forte valeur, avec des enjeux accrus pour les partenaires commerciaux et les revenus du football.