Le cheval cabré de Ferrari compte bientôt se faire remarquer sur l’eau. La célèbre marque auto de Maranello prépare la mise à l’eau d’un monocoque volant de 30 mètres baptisé HypersaiI. Il attendu d’ici fin 2026. Présenté lors de la semaine du design à Milan (Italie), le projet annoncé il y a quelques mois s’appuie sur les compétences internes issues de la course automobile. « C’est un bateau qui est fait pour tenir des moyennes à 50 nœuds (…), qui est fait pour aller dans les mers du Sud aussi,» explique Guillaume Verdier, recruté pour concevoir ce bolide des mers.
Le voilier repose sur une coque en carbone et des foils lui permettant de voler au-dessus de l’eau. Les performances devraient dépasser les 90 km/h sur l’eau. Contrairement aux bateaux de la Coupe de l’America dont il s’inspire, l’Hypersail de Ferrari cible le large et les traversées longues distances. « L’idée est de ne pas faire un gréement trop grand, pour pouvoir faire le tour du monde,» précise Guillaume Verdier. Le bateau doit aussi, selon lui, pouvoir « se redresser comme les Imoca,» la classe de monocoques référence de la course au large et du Vendée Globe.
Sur le Jules-Verne ?
Ferrari présente son projet “a été conçu ”comme une plateforme d’innovation ouverte”, indique un communiqué publié mardi 21 avril 2026. Il est porté par John Elkann, avec une direction technique confiée à Enrico Voltolini. La plateforme énergétique repose sur 100 mètres carrés de panneaux solaires produisant 20 kilowatts pour alimenter les systèmes embarqués et les foils. Inspiré de la Formule 1, le pilotage pourrait intégrer des fonctions automatisées. « Nous avons l’intention de les battre,» affirme Enrico Voltolini, en référence aux marins français, historiquement dominants sur les records autour du monde.
Le bateau de couleur jaune, “Giallo Fly” emblématique de Ferrari, sera hors normes et hors classe. Avec son immense logo représentatif de la marque sur les voiles, l’Hypersail ne s’alignera donc pas face aux autres bateaux de course, notamment les Ultims, également géants des mers, capables de points de 50 nœuds mais multicoques. Ce n’est pas un regret pour Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « Avec ce projet, Ferrari ne voulait pas entrer dans un cadre. C’est leur philosophie,» avait-il lancé en octobre 2025. Le marin attend sans doute de voir Ferrari s’attaquer au Jules-Verne, le record du tour du monde qu’il vient de battre en un peu plus de 40 jours. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Avril 2026