Le CIO dit non au cross-country et au cyclo-cross pour les Jeux des Alpes 2030
Le CIO veut reprendre le contrôle de la taille des Jeux olympiques. Une réflexion est engagée sur la réduction du nombre de sports au programme.
Organisations. Kirsty Coventry, la présidente du Comité international olympique (CIO), a, jeudi 7 mai 2026, confirmé, à l’issue d’une réunion du Comité exécutif de l’instance, que le programme des Jeux olympiques d’hiver des Alpes 2030 ne pouvait pas s’ouvrir à d’autres sports que ceux pratiqués sur la neige ou la glace. Cette décision met définitivement fin aux espoirs de World Athletics et de l’Union Cycliste Internationale (UCI), qui souhaitaient faire intégrer, respectivement, le cross-country et le cyclo-cross aux Jeux d’hiver.
Visiblement, les arguments avancés par les deux fédérations n’ont pas convaincu les membres du CIO. Les compétitions des deux disciplines, disputées en hiver, pouvaient être organisées sur un même site et générer des recettes de billetterie afin de financer leur présence. « Il n’y aura pas de sports d’été aux Jeux d’hiver, a déclaré Kirsty Coventry lors d’un point presse. Toutefois, nous nous intéressons à la question des sports additionnels. Mais nous devons reprendre la main sur le programme, car les Jeux ne peuvent pas continuer à grandir sans limite ».
Le CIO a ainsi lancé une étude sur le programme olympique. « Nous devons contenir les coûts, a insisté la présidente de l’instance. À Londres, en 2012, il y avait 28 sports. Aujourd’hui, nous sommes allés trop loin. Il n’y aura pas 36 sports à Brisbane en 2036 ». Une réflexion est désormais engagée afin d’optimiser le nombre de sports et de disciplines présents aux Jeux. Ce travail est mené par une commission présidée par Karl Stoss, dont fait également partie Tony Estanguet.