Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 ont servi de référence aux futurs organisateurs des Alpes 2030. Répartie sur sept sites couvrant 22.000 km², l’édition italienne a éprouvé un modèle géographiquement éclaté que la France appliquera à son tour. Transports, coordination et animation locale ont été observés de près par les délégations tricolores.
Présidente du Comité national olympique et sportif français, Amélie Oudéa-Castéra dit avoir “complètement ressenti l’esprit olympique”. Elle juge le fonctionnement par “clusters” validé, tout comme la cérémonie d’ouverture organisée simultanément à Milan, Cortina, Livigno et Predazzo. La ministre des Sports, Marina Ferrari, souligne la réutilisation d’équipements existants, à l’Ice Skating Arena de Milan ou sur le site de biathlon d’Anterselva, avec des installations temporaires pour augmenter les capacités.
Optimisation nécessaire
Des ajustements sont toutefois attendus sur l’expérience athlète. À Bormio, certains compétiteurs ont regretté une ambiance limitée. Manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport, Yann Cucherat évoque une optimisation nécessaire, notamment pour renforcer la présence du public sur chaque site et lors des cérémonies simultanées. La question de l’unité du groupe lors de l’ouverture est également posée.
La logistique constitue l’autre chantier. Flux de spectateurs, temps de transport et coordination antidopage devront être adaptés aux distances alpines. Secrétaire général de l’Agence française de lutte contre le dopage, Jérémy Roubin rappelle que le laboratoire restera à Paris, impliquant une organisation spécifique des analyses. Côté volontaires, une meilleure anticipation des plannings et de l’hébergement est réclamée. (Avec AFP)
© SportBusiness.Club – Février 2026